Je pense que nous sommes tous issus d'un même être immortel. Je pense que nous étions tellement con qu'une puissance supérieure à détruit notre pensée et divisé notre âme immortel pour l'enfermé dans des milliards de graines qui donneraient les animaux. Il les a envoyé sur une de ses créations, la terre, dont la viabilité fut testés par de drôle de reptiles, afin que ces milliards qui ne font qu'un apprennent de leur propre connerie.
Je pense aussi autre chose. Dieu est une énergie. Il n’est pas représentable parce qu’il est tout. Il est juste l’énergie qui fait les choses. Les gens ne comprennent pas parce qu’ils veulent mettre une image sur tout. Dieu est le big bang, le soleil, l’homme, l’eau… il dirige tout, et il a sûrement tout prévu, où alors rien, mais il est tout. On ne le verra jamais parce que lui, il s’exprime absolument. Et c’est difficile à comprendre. Dieu est absolument tout ce qui existe. L'essence de la forme est un fantasme. La Pensée n'a pas de forme. Elle est autonome. L'espace et le temps sont des propriétés servant à comparer. La Pensée ne répondrait pas à ses paramètres. Elle a limité son corps dans l'espace et le temps, mais hors d'eux, La Pensée est absolue. Si cette Pensée existe, ça n'a rien d'abstrait, seulement un peu compliqué à imaginer pour nous qui sommes soumis à la relativité.
Je pense encore autre chose. Dieu est grand et il a une barbe blanche parce qu’il ne connait pas Mach3 de gilette. Dieu c’est le père noël.
Là, j'ai ressentis mon coeur comme une menthe poivré. Ok pour avoir un peu plus les pieds sur terre. Mais parfois, il faudra que je m'envole. Il dit qu'il y a l'état de veille, l'état de rêve, et cet état qui est celui du sommeil profond, ou il parait n'y avoir aucune mémoire. Peut être sommes nous de vieux astres. Peut être que les émotions terrestres ne sont qu'une étape, que nous sommes en reprogrammation, que nos énergies se disperserons hors de nos mémoires, dans l'espace.
Peut être nous regarde t on comme un divertissement. Tout a été préparé. Tronches, dialogues, pensées, incidents, amours de nos vies etc dont nous croyons être les créateurs. Le meilleur acteur du monde est celui qui ne sait pas qu'il joue un rôle. Peut être les dieux s'ennuyaient ils et créèrent un monde de nouveaux concepts comme "vraisemblance" ou "probabilité".
Peut être sommes nous perdus dans un gigantesque piège qu'on appelle l'espace, et que des anges se trouvent derrière, collant l'oreille contre la parois pour y sonder notre présence.
Peut être que nous sommes une grande famille qui apprenons a être plus patient les uns avec les autres. Il y a cette bonne copine qui se réjouit de tout et trouve toujours quelque chose a admirer chez les gens. Et il y a cette amie qui est plus fermée, a peur, porte des jugements, râle... Mais parfois ce n'est plus le cas, son cœur s'ouvre, et je n'ai plus envie de lui en vouloir. C'est dégueulasse d'en vouloir à un blessé d'être en retard sur d'autres. Ça ne change rien à ce que je ressens pour elle... Ca.
jeudi 4 octobre 2012
jeudi 20 septembre 2012
Amuse l'inconnu et lustre ton miroir!
Salut Mr le Maire! J'aimerais que l'on mette en place des objets ludiques et GRATUITS en ville pour amuser les gens. Faire des aires de jeux pour les mômes qu'en ont rien à faire de la mondialisation et non pour les adultes qui stressent de ne pas savoir quel jambon est le moins cher, c'est le monde à l'envers. C'est assez con comme idée, et ça fonctionnerait. A vous d'imaginer un projet, créateur d'association, stagiaire à la mairie, fils-fils de sénateur... si l'idée se propage (nationalement, voir internationalement!), on aura du soleil même en décembre! J'sais pas moi, un tableau géant sur lequel on peu dessiner ce qu'on veut! Et hop, tous les dimanches, un mec qu'avait pas de boulot avant vient tout effacer. Un juke box blindé qui balance le son que vous avez choisi dans toute la ville (avec des secteur "danse" où le son est plus fort)! Et d'autres trucs obligeant la collaboration, comme le "hello unknown" (t'appuies sur l'écran qui en appelle un autre à l'autre bout du monde et là quelqu'un répond et vous devez faire une chorégraphie, un morpion sur l'écran, des grimaces...) ou, moins coûteux, comme le "hello misérable" (Tu prends un morceaux de bois, tu cherches l'autre mec qu'a pris un morceau de bois, et vous faites un combat d’Excalibur!!!), des interphones au feu tricolore dans lesquelles, si tu veux que le feu passe plus rapidement au vert, tu dois imiter le cri d'un animal (le genre de choses que des parisiens pressés en mal de fantaisie essayerons un peu dans le stress avant de bien rire d'eux même. Tout le monde aimerait avoir l'opportunité de paraître plus léger !!!). Au quotidien, c'est une belle manière de faire tomber les barrières entre sa personne et des étrangers à qui nous n'aurions jamais parlé habituellement. Peut être des bureaucrates qui rentraient du taff et qui avaient bien besoin d'un échange fraternel avec un inconnu pour se dire que la vie n'est pas si chiante! La vie, est tout ce qu'on en fait! Si le concept de se marrer entre inconnu branche assez de monde, on n'aura pas à attendre des lustres pour que ca se fasse! L'état ne doit pas être le seul à émettre des projets, à décider de ce qui est bon pour nous et de ce qu'on doit faire dans nos rues... Dans l'immédiat, je ne sais pas trop quoi faire pour améliorer la liberté ou l'égalité sans passer par la fraternité, non d'une pipe, tellement à notre portée! Rien ne doit être sérieux, tout doit être important. Développer ça, c'est développer le reste.
mercredi 4 juillet 2012
Elle était toute les brunes aux yeux
bleus dont j’avais rêvé. Je l’aima au premier regard. Je n’ai
pas a me justifier du pourquoi, mais je n’avais plus l’impression
d’avoir à me justifier quand elle m’a regardé. Je l’ai vu en
rêve… des spasmes perpétrés par sa présence sur terre. Des
passades de bonheur authentique. Je me sens vivant. J’aime dieu.
jeudi 21 juin 2012
Trouble de la foi
Lorsque je vais mal, je me dis que ça ira mieux. C'est toujours vrai. Lorsque je suis allègre, j'imagine pour toujours. C'est me voiler la face. Je suis malade. Si je tente de l'expliquer avec des faits, le quotidien, les événements, c'est foncer dans un mur. C'est une horloge, un peu tarée mais toujours en marche. Je suis le pantin d'émotions ne frappant pas à la porte. J'essaye d'être plus fort que ces mains invisibles, et lorsque je flanche, je résiste à mon dos qui se courbe. Lorsqu'un violent bonheur m'envahit, je sais que si je me laisse emporter, la redescende sera rude, alors je la canalise dans l'écriture et non pas dans l'emballement de mon coeur, dans le débordement de moi. Il faut savoir prendre de la hauteur. Les émotions n'aiment pas être gérée. Elle sont si puissantes qu'on préférerait les vivre pleinement. Le besoin de courir a autant d'argument que l'envie de se détruire. La vie est belle, respirer est merveilleux, je ne regrette pas le temps, et je vivrais dorénavant comme si c'était la dernière fois, sans rien abîmer, que l'austérité de ma joie. J'ai peur. Je ne comprends pas le sens de tout ça. Je pleure l'amour que je n'ai pas. Plus le temps, plus je souffre. Je ne veux plus penser. Je ne veux plus espérer. J'avais l'impression d'être l'homme le plus fort du monde. Je voulais m'arracher le coeur pour qu'il ne me poigne plus. Je souriais à tout le monde. Je ne voyais que mon ombre. Je riais sous la pluie. Je ne méritais pas le soleil. Mais je me soigne. J'appâte le bonheur d'un tissu. Le tissu d'un parfum. Le parfum d'une présence, celle qui me permit de tout surmonter. Quand elle perle sur moi, c'est pour toujours. Dans la carcasse d'un tigre dort une hirondelle. Je l'adore.
jeudi 17 mai 2012
Mon dealer habite le coin
Gil: Salut mec, comment tu vas?
Duc: Au max, trankil ou quoi?
Gil: (Merde, le mode gangsta)
Duc: Ma couille, faut que tu vois ce
qui vent d’arriver
Gil: (Putain j’en étais sur… )
Duc: Vas y prends une chaise, jvais t’faire
sentir ca
Gil: Cest quoi ?
Duc: Dla com. Cest mon zbeul de toulouse qui
m’a ramené ca. La nana qui était à coté de chez lui est
marocaine, son frère c'est un exportateur putain. T’as vu la
plaquette ? Il a rempli une pièce entière avec tout ca, ca
monte jusqu’aux tétons.
Gil: Ah...
Duc: Mais bien sur, vas y lui c’est un
génie simple, il travaille pas et vie dans une résidence sociale…
il s’en branle si avec son salaire non déclaré il arrive à
partir quand il veut, payer cash les chambre d’hotel où il ramène
la Go qu’il à choper avec sa smart d’chez deutch… Putain,
cette merde de com…
Gil: C’est quoi dla com ?
Duc: Ba c’est dla com t’as vu, c’est ça la. Faut que je rembourse le mec d’a coté, il a poser un
strabelone devant ma porte…
Gil: (J’ai rien compris) Ah ouai… ca craint… c’est quoi un
strabelone ?
Duc: De la merde
Gil: Cest quoi dla com ?
Duc: De la merde. Du shit pour les pauvres.
J’sais pas ce qu’il se font avec dla skunk, mais putain, vendre
pour les pauvres ça rapporte.
Gil: Tu m’étonnes… regarde nous…
Duc: Ouai. La dernière fois que j’ai vu
passer une caisse chromé c'était dans un bouquin en 1945, quand on allait pendre Pétain.
Gil: Il est pas mort en 1945
Duc: Ouai un truc comme
Gil: Il a pas été pendu…
Duc: Peut être mais il est mort. C’est quand
même lui qu’a niqué toute la france
vendredi 20 avril 2012
Parole d'Aurel contre Varo
J'avais l'ennui lié à mes pieds. Je trébuchais et me relevais sous la pluie. Elle se mêlait aux larmes et longeait mon corps dans un ruisseau, me laissant emporter dans une boue ruisselante. L'insipide désir s'évapora. Je glissais dans mon ombre et elle me pénétra. Mes yeux se retournèrent. Des miroirs sans reflets... Je n'avais jamais existé... Des ailes poussèrent mes omoplates, déchirèrent ma peau et m'extirpèrent du vide, scindant les ténèbres par un courant de lumière.
mardi 3 avril 2012
Chronique
"J'ai putain de mal. Et ça me fait putain de mal de plus arriver à l'écrire sur du papier. J'suis assis comme un affamé devant mon clavier et je déteste que ma douleur n'ait pas une beauté qui la rendrait plus douce. Parfois, j'ai l'impression d'une souffrance stérile, sans âme. Alors je passe mon temps à explorer le vide au lieu que ma souffrance se réfléchisse sur le ciel et se panse de merveilles. Je me relis et je me sens con. Je n'ai aucun talent, que des passions incompréhensibles, je suis totalement informulable, inutile, à la ramasse. Qu'est ce que je fais? Rien. Je me relis, je ne suis investis que par l'égoïsme, je n'ai aucun mot pour partager, pour faire rêver, pour aider le monde à travers ma guérison. Je suis las. Quand on écrit sur un écran, on ne s'écrit plus à soit même, il n'y a plus d'encre, plus de sang, et notre âme ne fait que se déguiser, se lustrer sans être belle. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je suis à ce point lunatique... Il paraît que tout le monde est seul."
C'était plus avant. En plein milieu de sa chrysalide, il y a eu cette crise. Il pensait à une rechute. "Merde... Pas ça..." comme un rappel d'où il venait. Cet endroit vide de sens. Son manque de confiance prenait un tel élan dans son coeur qu'il se trouvait presque toujours ridicule s'il agissait "putain mais quel con". Il fallait toujours laisser s'écouler quelques jours, voir quelques mois, pour qu'il prenne de la distance sur ce qu'il avait fait, sur ce que ça représentait réellement.
"Salut Bruno, Je ne vais pas très bien ce soir et j'avais envie de t'écrire un peu. J'aime beaucoup ce que tu fais, dans tes films, dans ce que tu écris, dans ce que tu dis. Ta sincérité m'apaise beaucoup. J'avale tout ce que tu dis sans réfléchir, comme si c'était forcément bon pour moi. J'adore prendre le train, l'ascenseur, l'avion… il n'y a qu'a se laisser glisser d'un point à un autre. Parfois, j'aimerais qu'il n'y ai plus besoin de parler. Qu'il suffise de se regarder. Avec ce que tu fais, je n'ai pas la sensation de subir. Ca me redonne l'espoir de simplicité dont j'ai besoin. Je n'arrive pas toujours à la trouver autour de moi. Peut être que je ne le mérite pas. M'enfin, je crois que tu m'aides bien. Déjà, t'avoir écris m'a fais m'oublier un peu. Je vais dormir. Merci. "
Après tout, c'était une période généreuse. Si la dépression avait toujours été chronique, elle était malmené par des élans d'une plus grande compréhension que la méditation lui permettais depuis quelques mois. Ce n'était plus la certitude mystique et délirante qui lui donnait l'impression de pouvoir soulever des montagnes sans en avoir les bras mais bel et bien la conscience d'être redescendu sur terre, peut être pour la 1ere fois de sa vie...
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