lundi 10 juin 2013

Paris tu m'as mise en état de me nuire toutes ses nuits. J'étais pendu à tes beats que l'on peignait avec le cul rouge d'un excellent imitateur. Sensuel et provocateur, impertinent et sûr de lui, il bombait le torse sous l'effervescence des reflets. J'ai cherché l'amour là où il n'y avait que des primates, des joueurs passionnés par leur profil, faisant de leur feuille la copie des autres. Bouffis d'orgueil, c'est alors que les primates eurent besoin de plus de satisfaction, pour nourrir leur suffisance, en créant de nouvelles validations... Le désir du style ne s'assouvit qu'en étant abandonné.

mardi 23 avril 2013

Quand les gens préfèrent la passivité plutôt que la discussion ou la dispute. Mieux vaut une bonne dispute plutôt que des non dits et des malaises de merde. En fait, c'est symptomatique d'un phénomène plus large. Aujourd'hui les jeunes, et pas que, en France, et pas que, la plupart des gens préfèrent se terrer dans leur sécurité psychique plutôt que prendre le risque de l'altérité. Ils passent leurs temps à fuir et prétexte la "non prise de tête". En fait, ils se protègent d'eux même. Ils sont de nature à dramatiser des trucs cons, à disproportionner certaines situations. Entre la fin du lycée et il y a quelques mois, j'avais particulièrement peur de l'ouvrir, alors que j'ai toujours eu des choses à dire. C'était pas évident d'avoir à gérer 2 instinct diamétralement opposés. Comme j'voyais que la plupart des gens préféraient faire leur truc dans leur coin, j'ai commencé à faire pareil. Mais c'est terminé. La vie est belle, mais ce système me les brise, et trop de gens souffrent, alors je vais l'ouvrir, quitte à dire des conneries.

Avoir peur du changement est évident. Cette évidence devrait être un argument suffisant pour rabrouer des arguments contestataires évidents, comme "une famille c'est une maman et un papa" comme si l'humain n'était en fait qu'une poule programmée à agir d'une seule manière, à accorder une seule définition aux choses, incapables d'apprendre, d'entreprendre, comme si l'humain n'était pas capable de redessiner les limites de son genre, l'espace de sa condition dont les efforts d'uniformisation sont tout simplement absurdes. 

Je me suis engueulé avec une fille aujourd'hui. Je nous en veut, à elle et à moi. A elle, d'être aussi caractériel, fière et grande gueule, à moi d'être aussi maladroit, peu sûr de moi et pas toujours fidèle à ce que je suis. Je me sentais presque obligé de parler. Ça faisait des jours que je ne m'étais plus fait rire, que rien ne me faisait rire, que j'avais l'impression d'être hors du monde, alors je me suis forcé à m'ancrer. Avec ma solitude, tout devient pesant. Cette société n'est pas faite pour moi. Je rêve de rejoindre certaines communautés que je vois dans les reportages, celles où l'homme est en osmose avec la vie, là où il n'y a pas à forcer la parole, là où on ne doit rien prouver.

jeudi 21 février 2013

Gu. VS cauchemars

Cela fait à peu prés 20 ans que je me souviens faire des cauchemars. Je les attends et les mets au défit de m'inquiéter encore. Je ressens leur échappée pathétique, l'évanescence de la peur. J'ai entamé sa chasse depuis 1 ans et 3 mois, mais au sein du rêve abstrus et capricieux subsiste encore l'insupportable mutilation de mon subconscient. Je dois conquérir les recoins improbables. Je dois me réaliser depuis l'intérieur d'un cauchemars. Ça ne sera pas facile. Ça fait des années que je n'ai plus été conscient d'être dans un rêve. Néanmoins, un jour, lorsqu'elle ne sera plus un effort de courage mais la ténacité d'une seconde nature, ma bravoure m'accompagnera devant les démons qui m'habitent, comme une moutarde dans une omelette dont le gout se perd mais pas la saveur, et même inconscient, dans mon rêve, je libérerais un cris qui se reflétera dans tout l'univers. Il n'y aura plus de doute.

J'y pense beaucoup trop. J'ai passé mes 2 dernières nuits à dormir bizarrement. A moitié dans le rêve, à moitié réveillé. Il y a un déséquilibre. Mais c'est logique et plutôt bon signe. La nuit dernière, un chant fantomatique m'a réveillé en sursaut. Inconsciemment, je faisais appel au cauchemars, et voilà qu'il montre le bout de son nez sous une forme que je ne connaissais pas. Mon cœur battais fort et je répétais "je ne suis pas prêt, je ne suis pas prêt" comme une excuse. C'est bien parce qu'après le cauchemars, j'ai souvent cette sensation de présence, comme si le diable était là, et qu'il attendait que je me rendorme. C'est le plus difficile à surmonter.

C'était très téméraire de ma part de me croire tout puissant avant de me coucher... Mais je ne démords pas. J'y arriverais. Je ne suis surement pas le 1er à faire ça. Je crois que pour réussir, il faut identifier l'ennemi et donc son l'arme, et réussir à l'envoyer dans le rêve, dans le subconscient, grâce à un transfert. Ça demande beaucoup de concentration, d'auto suggestion. Rien que d'y penser, c'est franchir un cap. Le subconscient est suffisamment susceptible. Pour preuve mes 2 dernières nuits. Il n'y a plus qu'à laisser faire le temps.

dimanche 30 décembre 2012

Mél.

C’était comme plonger les pieds dans les petites mousses de l’océan, fermer les yeux, confiant, ressentir la houle nous caresser, et puis, un raz de marré nous emportant au cœur des vagues, sans accroche, les courants qui nous attirent inexorablement dans l’eau alors qu'on voudrait remonter, apercevant encore le ciel entre deux précipitations. C’était comme se retrouver là, loin de la rive, luttant pour y retourner, sentir son pouls s’accélérer, le vacarme de la solitude, le maigre espoir que nous avions, disparut dans la tourmente : la rive est introuvable. Peut être vaut il mieux se laisser emporter. Peut être vaut il mieux se laisser couler, vider ses poumons de l’air de vie, accueillir à grande bouffée l’eau salée, plonger au cœur de ce monde qui nous terrifie, y jouer les indiscrets. Et peut être qu’au fond, elle y est aussi. Elle nous attend. Et peut être qu’au fond, il n’y a rien. Juste le vide. Alors, aucun regret ne pourra remonter à la surface.

jeudi 22 novembre 2012

Dans ma tête, un piano raconte doucement qu’il attend d’inspirer le parfum d’une présence … L’espace vide me renvoie l’image énigmatique de moi-même que je méprise. Mon chagrin terrible. Mon cœur en surpression. Mon corps empoisonné. Cette vapeur me brûle d’intempérance que je prends soin de convertir en douleur romantique pour ne pas sombrer dans une furie que je sous-estime souvent. Elle déborde salé, sur mes joues et mes lèvres. Si je ne pleure pas, si je n’y arrive pas, la douleur me fera flancher dans une violente extériorisation, impulsive, incontrôlable. Le grand débordement. Hurler profond, taper le sang, casser les formes, briser la vie. Briser ma vie. J’ai tellement peur de rater quelque chose. Je suis un être négatif utopique. Je suis en pleine déroute mais je m'accroche à une vision. J’aimerais qu’elle me rappelle sans cesse l’émergence du bonheur simple, mais je m’oublie souvent dans une logique masochiste. Mon utopie fait de moins en moins bien son boulot. Je ne veux pas mourir et rater l’amour. Mais je veux mourir sur l’instant si je n’ai pas le destin de le rencontrer. C’est formidable ou abominable comme j’ai soif. Je ne sais rien. Je ne peux pas anticiper l'inconnu. Je peux apprendre la patience. Ça ne dépends pas de ce qui arrivera demain. On ne sait rien. Alors il faut être patient. Je comprends les choses avec ma tête. Mon hyper sensibilité fait de mon cœur un hors la loi. Il faut dresser le cœur pour qu'il soit confiant. Le bonheur c'est se suffire à soit même et accepter tout ce qui vient, parce qu'on ne sait rien.

jeudi 4 octobre 2012

Je pense que nous sommes tous issus d'un même être immortel. Je pense que nous étions tellement con qu'une puissance supérieure à détruit notre pensée et divisé notre âme immortel pour l'enfermé dans des milliards de graines qui donneraient les animaux. Il les a envoyé sur une de ses créations, la terre, dont la viabilité fut testés par de drôle de reptiles, afin que ces milliards qui ne font qu'un apprennent de leur propre connerie.

Je pense aussi autre chose. Dieu est une énergie. Il n’est pas représentable parce qu’il est tout. Il est juste l’énergie qui fait les choses. Les gens ne comprennent pas parce qu’ils veulent mettre une image sur tout. Dieu est le big bang, le soleil, l’homme, l’eau… il dirige tout, et il a sûrement tout prévu, où alors rien, mais il est tout. On ne le verra jamais parce que lui, il s’exprime absolument. Et c’est difficile à comprendre. Dieu est absolument tout ce qui existe. L'essence de la forme est un fantasme. La Pensée n'a pas de forme. Elle est autonome. L'espace et le temps sont des propriétés servant à comparer. La Pensée ne répondrait pas à ses paramètres. Elle a limité son corps dans l'espace et le temps, mais hors d'eux, La Pensée est absolue. Si cette Pensée existe, ça n'a rien d'abstrait, seulement un peu compliqué à imaginer pour nous qui sommes soumis à la relativité.

Je pense encore autre chose. Dieu est grand et il a une barbe blanche parce qu’il ne connait pas Mach3 de gilette. Dieu c’est le père noël.

Là, j'ai ressentis mon coeur comme une menthe poivré. Ok pour avoir un peu plus les pieds sur terre. Mais parfois, il faudra que je m'envole. Il dit qu'il y a l'état de veille, l'état de rêve, et cet état qui est celui du sommeil profond, ou il parait n'y avoir aucune mémoire. Peut être sommes nous de vieux astres. Peut être que les émotions terrestres ne sont qu'une étape, que nous sommes en reprogrammation, que nos énergies se disperserons hors de nos mémoires, dans l'espace.

Peut être nous regarde t on comme un divertissement. Tout a été préparé. Tronches, dialogues, pensées, incidents, amours de nos vies etc dont nous croyons être les créateurs. Le meilleur acteur du monde est celui qui ne sait pas qu'il joue un rôle. Peut être les dieux s'ennuyaient ils et créèrent un monde de nouveaux concepts comme "vraisemblance" ou "probabilité".

Peut être sommes nous perdus dans un gigantesque piège qu'on appelle l'espace, et que des anges se trouvent derrière, collant l'oreille contre la parois pour y sonder notre présence.

Peut être que nous sommes une grande famille qui apprenons a être plus patient les uns avec les autres. Il y a cette bonne copine qui se réjouit de tout et trouve toujours quelque chose a admirer chez les gens. Et il y a cette amie qui est plus fermée, a peur, porte des jugements, râle... Mais parfois ce n'est plus le cas, son cœur s'ouvre, et je n'ai plus envie de lui en vouloir. C'est dégueulasse d'en vouloir à un blessé d'être en retard sur d'autres. Ça ne change rien à ce que je ressens pour elle... Ca.

jeudi 20 septembre 2012

Amuse l'inconnu et lustre ton miroir!

Salut Mr le Maire! J'aimerais que l'on mette en place des objets ludiques et GRATUITS en ville pour amuser les gens. Faire des aires de jeux pour les mômes qu'en ont rien à faire de la mondialisation et non pour les adultes qui stressent de ne pas savoir quel jambon est le moins cher, c'est le monde à l'envers. C'est assez con comme idée, et ça fonctionnerait. A vous d'imaginer un projet, créateur d'association, stagiaire à la mairie, fils-fils de sénateur... si l'idée se propage (nationalement, voir internationalement!), on aura du soleil même en décembre! J'sais pas moi, un tableau géant sur lequel on peu dessiner ce qu'on veut! Et hop, tous les dimanches, un mec qu'avait pas de boulot avant vient tout effacer. Un juke box blindé qui balance le son que vous avez choisi dans toute la ville (avec des secteur "danse" où le son est plus fort)! Et d'autres trucs obligeant la collaboration, comme le "hello unknown" (t'appuies sur l'écran qui en appelle un autre à l'autre bout du monde et là quelqu'un répond et vous devez faire une chorégraphie, un morpion sur l'écran, des grimaces...) ou, moins coûteux, comme le "hello misérable" (Tu prends un morceaux de bois, tu cherches l'autre mec qu'a pris un morceau de bois, et vous faites un combat d’Excalibur!!!), des interphones au feu tricolore dans lesquelles, si tu veux que le feu passe plus rapidement au vert, tu dois imiter le cri d'un animal (le genre de choses que des parisiens pressés en mal de fantaisie essayerons un peu dans le stress avant de bien rire d'eux même. Tout le monde aimerait avoir l'opportunité de paraître plus léger !!!). Au quotidien, c'est une belle manière de faire tomber les barrières entre sa personne et des étrangers à qui nous n'aurions jamais parlé habituellement. Peut être des bureaucrates qui rentraient du taff et qui avaient bien besoin d'un échange fraternel avec un inconnu pour se dire que la vie n'est pas si chiante! La vie, est tout ce qu'on en fait! Si le concept de se marrer entre inconnu branche assez de monde, on n'aura pas à attendre des lustres pour que ca se fasse! L'état ne doit pas être le seul à émettre des projets, à décider de ce qui est bon pour nous et de ce qu'on doit faire dans nos rues... Dans l'immédiat, je ne sais pas trop quoi faire pour améliorer la liberté ou l'égalité sans passer par la fraternité, non d'une pipe, tellement à notre portée! Rien ne doit être sérieux, tout doit être important. Développer ça, c'est développer le reste.