Rassurante dureté du jugement, tu te moques de la souffrance en étant le précurseur dédaigneux. Escaladant le mur des positions aveugles, tu es l'exterminateur du sensible, artiste anonyme. L'histoire de cette femme égaré depuis 10 ans peine à trouver ton intérêt, roi intouchable. Lorsque tu la croises ce matin alors qu'elle baragouine le langage des fous, tu poses sur le pathétique un regard assommé. Un soir, ses larmes coulent le long des mêmes décombres. Les aboiements solitaires se noieront dans la nuit... Tu l'écoutes défiler devant les fenêtres sanglantes. Une vieille femme sors de chez elle et murmure " Rentre, arrête de pleurer... ". Sa voix suffoque la poussière, et elle répète toujours "arrête de pleurer" ... Tu ne peux empêcher de plisser ton regard entre les volets pour observer celle que la déraison faisait se plier en deux, et celle dont le cris maternel ne trouvait plus d'oxygène. Devant cette scène pleine de besoin et d'impuissance, tu retournas vite sous ta couverture et appuya sur ta bouche pour que personne ne t'entende gémir... roi intouchable... guerre innommable... regarde ce que tu as fait.
lundi 6 janvier 2014
dimanche 5 janvier 2014
Le silence des maux
Tout ça m'a appris quelques choses. Si certaines souffrances ont vécu aussi longtemps c'est parce que je n'aimais pas me plaindre. Je pouvais râler vis à vis de certaines choses extérieures, je pouvais en vouloir à des gens, mais je n'exprimais jamais les réelles craintes et douleurs qui m'accaparaient. C'est lorsque j'ai commencé à en faire part que les solutions sont arrivées, parfois comme par enchantement. Ce n'est pas se morfondre que partager à la vie ce qui nous tracasse. La communication, c'est une preuve d'intérêt. Les blessures qui stagnaient dans mon esprits durant des années ont évolué à partir du moment où j'ai trouvé le courage et des amis pour en parler.
Il n'est pas évident de trouver une réelle qualité d'écoute lorsque tous paraissent stressés et habitués à un mode de communication assez limité. Je suis vraiment reconnaissant d'être tombé sur des gens qui ont su ponctuellement mettre en retrait leurs inquiétudes et leur jugements afin de me donner leur écoute lorsque j'en ai eu besoin.
En général, il ne faut ni refouler, ni demander beaucoup plus que l'écoute. Il faut trouver l'équilibre entre le coup de pouce que peux nous apporter l'autre et ce qui dépendra de notre propre recherche. Dans tous les cas, il faut la courageuse patience.
Il n'est pas évident de trouver une réelle qualité d'écoute lorsque tous paraissent stressés et habitués à un mode de communication assez limité. Je suis vraiment reconnaissant d'être tombé sur des gens qui ont su ponctuellement mettre en retrait leurs inquiétudes et leur jugements afin de me donner leur écoute lorsque j'en ai eu besoin.
En général, il ne faut ni refouler, ni demander beaucoup plus que l'écoute. Il faut trouver l'équilibre entre le coup de pouce que peux nous apporter l'autre et ce qui dépendra de notre propre recherche. Dans tous les cas, il faut la courageuse patience.
vendredi 27 décembre 2013
Ju. tu avais tort
"Il me connait a peine et balance que je n'ai jamais été malade, que je ne sais pas ce qu'est la souffrance. Et moi, a me souvenir à peine contre quoi je me suis battu. J'aurais aimé qu'il sache à quel point il avait tort. J'ai tellement enfouis les événements... Je pensais "A quoi bon? Laisse le dire ce qu'il veut " Mais si je jette un voile sur les actes, la passion éclabousse et il est impossible que je m'en débarrasse de cette manière. Elles resurgirent avec cette douleur puissante et passagère qui déréglèrent ma concentration."
Tous les soirs, Aurel joignais les mains et répétais "je t'en supplie, aime moi, pardonne moi, sauve moi, guéris moi" Postuler sur une écoute divine était son dernier rempart. Parfois, il s’arrêtait en plein milieu de quelque chose parce que ça l'avait surpris, à quel point il était seul. Ses jambes fléchissaient, sa bouche ne retenait plus la salive, sa tête tombait, seul ses bras résistait à un total affalement. Des fourmis lui picotaient les yeux, les joues, la gorge, le torse... Ce n'étais pas des larmes d'une tristesse voguant calmement jusqu'à l'assèchement mais son corps entier qui cédait, comme si toutes les plaintes contenues avaient implosé, créant une overdose, s'échappant du cœur dans toutes les régions du corps. Quand la douleur devint anesthésiante, le corps était calmé, soulagé, mais sous le joug d'un esprit tourmenté.
Tous les soirs, Aurel joignais les mains et répétais "je t'en supplie, aime moi, pardonne moi, sauve moi, guéris moi" Postuler sur une écoute divine était son dernier rempart. Parfois, il s’arrêtait en plein milieu de quelque chose parce que ça l'avait surpris, à quel point il était seul. Ses jambes fléchissaient, sa bouche ne retenait plus la salive, sa tête tombait, seul ses bras résistait à un total affalement. Des fourmis lui picotaient les yeux, les joues, la gorge, le torse... Ce n'étais pas des larmes d'une tristesse voguant calmement jusqu'à l'assèchement mais son corps entier qui cédait, comme si toutes les plaintes contenues avaient implosé, créant une overdose, s'échappant du cœur dans toutes les régions du corps. Quand la douleur devint anesthésiante, le corps était calmé, soulagé, mais sous le joug d'un esprit tourmenté.
dimanche 15 décembre 2013
Croire ou ne pas croire? Tel est la question
Croire ou ne pas croire en des choses qui nous sont extérieures révèlent la perception que nous avons de nous même. En faisant le choix d'une croyance, nous nous affirmons. Finalement, les utopistes sont moins des candides impotents que des sages incompris. Celui qui ne croit pas que le monde puisse se passer d'une hiérarchie, par exemple, se projette peut-être dans le pouvoir (envieux) , doute peut-être de ses capacités d'autogestion face à certaines situations, méprise peut-être certains aspects de sa personne puisqu'il doute de la capacité des hommes à agir collectivement.
vendredi 22 novembre 2013
Pénétrer dans le coeur du vent, changer le sens des choses, avoir une vue d'ensemble et transcendante qui prosterne les évidences. La dignité de l'homme se trouve dans la spiritualité, esprit planant sous la glace et qu'il faut délivrer, non à grands coups de piquets mais à la chaleur du souffle qui naît dans nos corps, absorbe le grand vide à la lisière de nos lèvres.
vendredi 25 octobre 2013
Auréole
Aujourd'hui j'ai décidé de commencer une lutte. J'arborerais le même salut que les nazi excepté qu'il voudra dire tout autre chose. J'ai décidé qu'à partir d'aujourd'hui, le salut Nazi n'existait plus. Qu'il fut en pratique à un moment n'est pas une raison pour qu'il survive. Ce n'est qu'un geste, une idée, pas un être vivant. Je ne me fiche pas de l'histoire. Mais je pense au présent et à notre prospérité à venir qui sont plus important que les vieilles rancunes. Si nous abolissons les symboles du mal de la conscience collective, la paix prendra plus de place, c'est MATHEMATIQUE. Dorénavant, le "salut" sera le "coucou" et signifiera au choix: "Coucou mon pote, qui que tu sois!" ou "Coucou, j'ai besoin de votre aide car je suis un raciste ignorant"
L'un et l'autre des deux messages n'étant plus une attaque de haine mais un appelle à l'amour. Comme il sera très compliqué de distinguer les partisans de la paix des racistes ignorants en manque d'amour, puisque le geste est le même, autant y répondre de la même manière : "Coucou mon pote, qui que tu sois!" :)
Pour commencer, vous n'avez pas besoin de prendre le risque de faire ce geste. Il vous en coûterait trop cher d'être mal compris. Il vous suffit de diffuser ce message qui prouve à 100 % que vous êtes un partisan de la paix.
Si vous avez la possibilité de faire prendre la pose du coucou à un mannequin sans être repérer, faites le.
Au début, le coucou doit informer qu'il prend un sens nouveau. Un bandeau fluo au poignet fera passer le message. Au fur et à mesure que le monde connaîtra le nouveau sens du coucou, il faudra abandonner le bandeau pour que le coucou se confonde avec celui des racistes ignorants en manque d'amour. Si les racistes ignorants en manque d'amour arborent de nouvelles tendances en matière de coucou, il faudra les imiter.
Ne prenons aucuns risques. Les médias auront tôt fait de manipuler la réalité et de nous stigmatiser.
L'idéal est que des juifs arborent également le coucou.
Parfois, changer le nom des choses permet de soigner leur infection. J'ai la certitude que si les appellations de grandes idées, d'institutions etc... changeait de temps en temps, nous nous rappellerions de leur définition importante... La Justice pourrait par exemple s'appeler pour un temps La sagesse. L'impulsion crée par le changement générerait une actualisation dans l'esprit des gens qui, soudainement, remettraient en évidence l'utilité essentielle d'un événement, d'un acte, d'une institution. De la même manière, en changeant le nom du salut nazi "le salut" pour 'le coucou", alors il devient plus simple d’actualiser un nouveau sens.
Edit: Le début du film "Le prénom" parlent exactement de ce dont je parle! C'est énorme! Je ne suis pas le seule nigaud à avoir des idées bizarres !
Edit: Le début du film "Le prénom" parlent exactement de ce dont je parle! C'est énorme! Je ne suis pas le seule nigaud à avoir des idées bizarres !
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