Jeune homme, vous invoquerez votre impudente jovialité, jeune homme, martyrisant les fleurs du soir et du présent, jeune homme, lisse comme un phoque dans la fonte d'un bal, sans équivoque le prolongement du mal, de l'alcool, de plus en moins le coup de frein d'vos mous de rein, jeune homme, attardé plus qu'énervé, tocard dans le brouillard, du rhum, frappant les remontrances, lapant d'un coup de hanche, frivole, dans l'air plus qu'à coté de ta cible moins éméchée, jeune homme, "voudriez vous" tu n'entends plus, puis tu t'en fou puisque t'as bu, des fous de coups t'poussent à la rue, jeune homme, jeune homme, podome!
jeudi 9 avril 2015
L'amour est Roi
Nouvelle constitution, nouvelle déclaration des droits de l'humain et du citoyen.
Article 1
L'amour est Roi
Article 1 bis
La liberté est reine
Article 2
L'éducation est primordiale
Article 3
La justice est impartiale
Article 4
Tout le monde est responsable
Article 5
Le drapeau n'est plus, la marseillaise non plus. Il n'y aura plus un seul hymne national mais des chansons amicales, qu'on réinventera tout le temps, car l'amour n'est pas dans l'étendard mais dans le vent qui le soulève!
Le vivant se lève dans l'ode chaleureuse
Elle a sur nos lèvres une mine courageuse
L'amour est là, l'amour est roi
Qu'on l'chante tout bas, qu'on l'crie sur les toits
Il faut
Qu'l'amour soit là, qu'l'amour soit roi
S’accostant sur tous les murs
S'abreuvant dans l'air pur
Ne s'explique pas, s'exprime tout le temps
Dans les petits doigts et les pas d'géant
Un parfum le poursuit, tout l'jour et la nuit
Il nous berce tendrement
Article 1
L'amour est Roi
Article 1 bis
La liberté est reine
Article 2
L'éducation est primordiale
Article 3
La justice est impartiale
Article 4
Tout le monde est responsable
Article 5
Le drapeau n'est plus, la marseillaise non plus. Il n'y aura plus un seul hymne national mais des chansons amicales, qu'on réinventera tout le temps, car l'amour n'est pas dans l'étendard mais dans le vent qui le soulève!
Le vivant se lève dans l'ode chaleureuse
Elle a sur nos lèvres une mine courageuse
L'amour est là, l'amour est roi
Qu'on l'chante tout bas, qu'on l'crie sur les toits
Il faut
Qu'l'amour soit là, qu'l'amour soit roi
S’accostant sur tous les murs
S'abreuvant dans l'air pur
Ne s'explique pas, s'exprime tout le temps
Dans les petits doigts et les pas d'géant
Un parfum le poursuit, tout l'jour et la nuit
Il nous berce tendrement
samedi 4 avril 2015
Ca se conserve vachement bien le kiwi (le fruit, pas l'oiseau. Je ne dis pas que l'oiseau se conserve mal ou bien, tant qu'il vit correctement son existence, je suis content pour l'oiseau, mais là je parle du fruit). J'en ai retrouvé un au fond de mon placard. Plus d'un mois qu'il attendait là... Je l'ai épluché (couper en 2 les kiwis est une erreur tactique), il était encore jeune: vert (vert kiwi, pas vert moisi) et très sucré. C'est dingue, ya des fruits comme ça... La fraise sort de son terre terre, se fait belle et se rabougrit en un éclair, alors il faut la saisir avant qu'elle ne soit toute ridée. Le kiwi, laid et bien protégé, quand tu l'ouvres, c'est comme si tu surprenais sa chair pendant qu'elle dormait. Fraise fait le trottoir. Kiwi rêve sous la couette...
lundi 30 mars 2015
L'amour
L'envie de créer pour combler un vide, le sentiment de ne pas vivre assez bien l'amour, réitéré par la vie moderne. Pourquoi tant s'attacher à changer les choses? Mais quand je me résigne, l'ennui me surprend dans le vide, et j'ai besoin d'attachement pour me consoler. L'attachement à la vie, mais pourquoi? Je crois que nous sommes la seule espèce vivante à nous demander "Pourquoi", à avoir autant de choix face à la vie et la mort. L'état de plante, l'état de bête, puis l'état du pourquoi. Pourquoi je me sens si vide et si plein en même temps, si fou, si amoureux d'une idée de l'amour que j'ai tant de mal à mettre en pratique. Ces questions ont éclaté en même temps que mon innocence face au sexe, l'argent, le pouvoir... Peut être avais je déjà reconnu la singularité du vide autour de ses désirs insatiables. Le sexe, l'argent, le pouvoir. Quel déshonneur nous a fait l'amour? Nous imaginons nous qu'il est réellement au bout de ces choses? Ou quettons nous désespérément là où nous osons mettre les pieds? Quel déshonneur nous a fait l'amour.... en se dérobant à nos yeux. Où allons nous le retrouver dans nos vies? Au bout de quel chemin?
Le Pourquoi fait de l'homme un être de convictions. Il ne peut vivre qu'à travers elles, il les enfante et les nourrit toute sa vie. Un homme nourrissant des convictions égoïstes s'est divorcé du monde et a enfanté un être chétif se débattant dans l'espace clôt de sa personne. Il faut s'ouvrir pour retourner à notre essence liée à tout. La seule manière de ressentir la vie est d'opérer des choix qui nous unissent à elle: La vie n'est elle pas un don, un désir, l'amour même? La peur gène l'homme qui ne fait plus de choix et multiplie les questions frustrantes, aliénantes.
S'arrêter de penser, dans le vide qui se clôt... et pourtant, encore une sensation de manque, un vide à considérer, que quelque chose nous à fait pressentir, qu'il y avait l'amour au bout, qu'on pouvait ne pas mourir seul. Mourir seul. Vouloir s'y conformer s'il le faut et ne pas y arriver à cause d'une pensée grandiose et entêtée, douloureuse si on la nie, peureuse quand on y croit, car beaucoup de courage pour cette pensée galopant aux antipodes des frontières, se complaisant dans un lien étroit entre "vie" et "sens", "vie" et "désir de vivre", depuis l'eau, jusqu'à l'amour, mais il y avait l'amour dans le feu primitif, et beaucoup d'eau dans mes injures faites à la vie.
Le Pourquoi fait de l'homme un être de convictions. Il ne peut vivre qu'à travers elles, il les enfante et les nourrit toute sa vie. Un homme nourrissant des convictions égoïstes s'est divorcé du monde et a enfanté un être chétif se débattant dans l'espace clôt de sa personne. Il faut s'ouvrir pour retourner à notre essence liée à tout. La seule manière de ressentir la vie est d'opérer des choix qui nous unissent à elle: La vie n'est elle pas un don, un désir, l'amour même? La peur gène l'homme qui ne fait plus de choix et multiplie les questions frustrantes, aliénantes.
S'arrêter de penser, dans le vide qui se clôt... et pourtant, encore une sensation de manque, un vide à considérer, que quelque chose nous à fait pressentir, qu'il y avait l'amour au bout, qu'on pouvait ne pas mourir seul. Mourir seul. Vouloir s'y conformer s'il le faut et ne pas y arriver à cause d'une pensée grandiose et entêtée, douloureuse si on la nie, peureuse quand on y croit, car beaucoup de courage pour cette pensée galopant aux antipodes des frontières, se complaisant dans un lien étroit entre "vie" et "sens", "vie" et "désir de vivre", depuis l'eau, jusqu'à l'amour, mais il y avait l'amour dans le feu primitif, et beaucoup d'eau dans mes injures faites à la vie.
Quel déshonneur nous a fait l'amour? Ou bien s'est il affirmé en nous laissant le chercher? Car l'amour est immense et l'univers l'a envahit. Il nous faut voyager pour contempler son corps. Changer les choses, créer, ce n'est pas tant faire du neuf que révéler ce qui est omniprésent.
mardi 30 décembre 2014
Elle ne m'a pas écrit hier. Je ne sais pas si je l'ai perdu. Je n'arrivais pas à pleurer. J'ai crié sous la couette pour que ça sorte, une seule larme à coulé.
Je repense à ce mec qu'on a vu dans un reportage, mon coloc et moi. Il s'était fait violer à l'âge de 10 ans et avait la trentaine à l'écran. Il se mutilait constamment le corps. C'était difficile à regarder, toutes ses plaies et cicatrices. Son visage était balafré, cassé comme le miroir auquel il avait mis un coup de boule. Je n'avais jamais vu ça. Il faisait beaucoup de sport, voyait souvent des psy, souriait tout le temps à la caméra en racontant doucement qu'il voulait aller mieux. Il souffrait, pensais à la mort tous les jours. Pourtant là, il gardait son calme, il se confiait. Il cherchait à se rapprocher du paradis vivant qu'il avait entrevu en même temps que la mort. Il avait été incapable d'aller suffisamment loin pour se tuer parce qu'il avait sentis quelque chose. Certaines personnes ont mal de la vie et ressentent son intensité, en bien et en mal, alors s'engage une longue lutte. Cette manière de se tenir devant les autres en était la preuve. Mais quand il n'y avait plus personne pour soutenir son estime, il devait se sentir trop humilié pour pleurer, alors il cassait tout, les formes, le sang, la bien-pensance, pour que les larmes n'aient plus peur. Je le comprenais. J'aurais voulu l'avoir en face de moi. Je l'ai en face de moi.
Quand mon coloc est parti, je me suis occupé toute la journée pour ne pas trop penser à elle. Je n'ai pas mangé. Ça m'a reposé. Aujourd'hui j'ai pleuré en me réveillant. Pas autant que j'en avais besoin mais suffisamment pour m'apaiser. Il fait beau. C'est vivifiant de ne pas manger parfois. Le corps est plus à l'écoute. J'aimerais pleurer encore, aujourd'hui je mangerai peu. J'irais au cinéma voir ce documentaire dont m'a parlé mon frère. "Le sel de la terre" J'ai besoin de lumière dans mon imaginaire.
Je repense à ce mec qu'on a vu dans un reportage, mon coloc et moi. Il s'était fait violer à l'âge de 10 ans et avait la trentaine à l'écran. Il se mutilait constamment le corps. C'était difficile à regarder, toutes ses plaies et cicatrices. Son visage était balafré, cassé comme le miroir auquel il avait mis un coup de boule. Je n'avais jamais vu ça. Il faisait beaucoup de sport, voyait souvent des psy, souriait tout le temps à la caméra en racontant doucement qu'il voulait aller mieux. Il souffrait, pensais à la mort tous les jours. Pourtant là, il gardait son calme, il se confiait. Il cherchait à se rapprocher du paradis vivant qu'il avait entrevu en même temps que la mort. Il avait été incapable d'aller suffisamment loin pour se tuer parce qu'il avait sentis quelque chose. Certaines personnes ont mal de la vie et ressentent son intensité, en bien et en mal, alors s'engage une longue lutte. Cette manière de se tenir devant les autres en était la preuve. Mais quand il n'y avait plus personne pour soutenir son estime, il devait se sentir trop humilié pour pleurer, alors il cassait tout, les formes, le sang, la bien-pensance, pour que les larmes n'aient plus peur. Je le comprenais. J'aurais voulu l'avoir en face de moi. Je l'ai en face de moi.
Quand mon coloc est parti, je me suis occupé toute la journée pour ne pas trop penser à elle. Je n'ai pas mangé. Ça m'a reposé. Aujourd'hui j'ai pleuré en me réveillant. Pas autant que j'en avais besoin mais suffisamment pour m'apaiser. Il fait beau. C'est vivifiant de ne pas manger parfois. Le corps est plus à l'écoute. J'aimerais pleurer encore, aujourd'hui je mangerai peu. J'irais au cinéma voir ce documentaire dont m'a parlé mon frère. "Le sel de la terre" J'ai besoin de lumière dans mon imaginaire.
" J'ai frappé la maladresse plutôt que l'envelopper d'écoute. J'ai étouffé un rêve avec mes poings "
Je venais de quitter celle que j'aime pour avoir répondu aux intimidations de son père en le frappant. J'avais le cœur lourd et assez honte pour ne plus avoir envie d'ouvrir les yeux. Après m'être passé milles images, les unes pour oublier, les autres pour me rappeler, j'ai su répondre à la question "Suis je violent et pourquoi?"
Gamin, j'ai vécu à Sevran. Les souvenirs de notre 1ere appart dans la ville restent toujours les mêmes: Un matin de noël dans la salle à manger, "Wolf" avec Nickolson dans le salon, les cauchemars dans la chambre, mes parents surpris dans la leur, le bureau de mon père et l'impulsivité de celui ci.
Mon frère n'était pas né, je n'avais donc pas plus de 4 ans. Mon père me faisait peur ce jour là, je ne me souviens plus pourquoi. J'étais seul avec lui. Peut être m'avait t il grondé. Quand ma mère rentra à la maison je pleurai contre ses jambes. Ça agaça mon père. Ma mère me protégea mais je reçu des coups de pieds, un dans la tête, je ne l'oublierais pas. Je ne veux pas fustiger mon père, ça lui arrivait d'être violent mais il ne me frappait pas tous les jours et avait des moments de tendresse. Il était juste victime de son tempérament. Je ne peux pas non plus minimiser son impact sur ma vie... Je "martyrisa" un couple de frère et sœur à l'école maternelle. Pourquoi eux? Ils étaient asiatiques. Peut être leur différence... leur visage joufflu me donnait envie de les mordre. Je n'avais pas la raison, je n'avais aucune notion.
Ca n'a pas duré. La raison arrivant, dans les 8 écoles primaires et collèges que j'ai fréquenté en France, il y avait dans chacune des gamins qui reconnaissaient ma peur et m'humiliait à travers elle... L'humiliation... C'est étonnant. A 25 ans je découvre pour moi même une notion qui a traversé mon enfance. Un mot que ni les éducateurs, ni les psy n'ont formulé à côté de celui "d'abandon", comme si l'un ne dépendait pas de l'autre. Pourtant l'humiliation mouilla mon lit tardivement, me laissa seul dans la cours des écoles, m'envoya en foyer, me donna des cauchemars pendant une vingtaine d'année, frappa le père de l'unique fille m'ayant aimé à ce point...
Ma violence, ma rage, ne sont venues qu'à l'adolescence. Elles n'intervenaient que dans certaines situations, sans englober ma personnalité mais avec des accès vers le cœur qui me laissait toujours dans le mépris de moi même. Pourtant, j'espérais parfois une bonne baston avec un mec de taille afin de me sentir homme. A la boxe le prof avait cet air martial et suffisant en nous expliquant l'efficacité d'un mouvement, comme si rouler des mécaniques forçait le respect. Ce n'était pas entièrement faux dans ce contexte... Je me suis rendu compte que la violence nous avait tous blessé un jour, les élèves, le prof et moi. Cet instinct de la force n'est pas inné. C'est la blessante culture de l'homme animal qui l'entretien.
Je l'aime cette fille... Devant son regard je me suis rendu compte de mon erreur, dans tout mon corps. Je donne un sens aux erreurs pour grandir. J'écris. Je pardonne. Je dis adieu à la violence. Je ne peux pas vivre autrement.
Je venais de quitter celle que j'aime pour avoir répondu aux intimidations de son père en le frappant. J'avais le cœur lourd et assez honte pour ne plus avoir envie d'ouvrir les yeux. Après m'être passé milles images, les unes pour oublier, les autres pour me rappeler, j'ai su répondre à la question "Suis je violent et pourquoi?"
Gamin, j'ai vécu à Sevran. Les souvenirs de notre 1ere appart dans la ville restent toujours les mêmes: Un matin de noël dans la salle à manger, "Wolf" avec Nickolson dans le salon, les cauchemars dans la chambre, mes parents surpris dans la leur, le bureau de mon père et l'impulsivité de celui ci.
Mon frère n'était pas né, je n'avais donc pas plus de 4 ans. Mon père me faisait peur ce jour là, je ne me souviens plus pourquoi. J'étais seul avec lui. Peut être m'avait t il grondé. Quand ma mère rentra à la maison je pleurai contre ses jambes. Ça agaça mon père. Ma mère me protégea mais je reçu des coups de pieds, un dans la tête, je ne l'oublierais pas. Je ne veux pas fustiger mon père, ça lui arrivait d'être violent mais il ne me frappait pas tous les jours et avait des moments de tendresse. Il était juste victime de son tempérament. Je ne peux pas non plus minimiser son impact sur ma vie... Je "martyrisa" un couple de frère et sœur à l'école maternelle. Pourquoi eux? Ils étaient asiatiques. Peut être leur différence... leur visage joufflu me donnait envie de les mordre. Je n'avais pas la raison, je n'avais aucune notion.
Ca n'a pas duré. La raison arrivant, dans les 8 écoles primaires et collèges que j'ai fréquenté en France, il y avait dans chacune des gamins qui reconnaissaient ma peur et m'humiliait à travers elle... L'humiliation... C'est étonnant. A 25 ans je découvre pour moi même une notion qui a traversé mon enfance. Un mot que ni les éducateurs, ni les psy n'ont formulé à côté de celui "d'abandon", comme si l'un ne dépendait pas de l'autre. Pourtant l'humiliation mouilla mon lit tardivement, me laissa seul dans la cours des écoles, m'envoya en foyer, me donna des cauchemars pendant une vingtaine d'année, frappa le père de l'unique fille m'ayant aimé à ce point...
Ma violence, ma rage, ne sont venues qu'à l'adolescence. Elles n'intervenaient que dans certaines situations, sans englober ma personnalité mais avec des accès vers le cœur qui me laissait toujours dans le mépris de moi même. Pourtant, j'espérais parfois une bonne baston avec un mec de taille afin de me sentir homme. A la boxe le prof avait cet air martial et suffisant en nous expliquant l'efficacité d'un mouvement, comme si rouler des mécaniques forçait le respect. Ce n'était pas entièrement faux dans ce contexte... Je me suis rendu compte que la violence nous avait tous blessé un jour, les élèves, le prof et moi. Cet instinct de la force n'est pas inné. C'est la blessante culture de l'homme animal qui l'entretien.
Je l'aime cette fille... Devant son regard je me suis rendu compte de mon erreur, dans tout mon corps. Je donne un sens aux erreurs pour grandir. J'écris. Je pardonne. Je dis adieu à la violence. Je ne peux pas vivre autrement.
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