mardi 28 avril 2015

Connexion

Rendre son cœur indépendant n'est pas l'isoler mais mieux le connecter, tout comme "s'estimer" ne signifie pas "fuir la souffrance"... C'est la possibilité de reconnaître: "Je n'ai pas honte" Quel que soit le sentiment qui nous transpercent, aimer, c'est avoir de l'indulgence. Cette société de la performance et du divertissement, cette société de l'humiliation, nous a appris à avoir honte de nos émotions. Question de contexte... Si nous n'adoptions plus les défauts de notre environnement, qu'une illusion peut faire paraître lisse et forte, et à abandonner toute culpabilisation, nous faciliterions une guérison en profondeur, notre esprit se rattacherait doucement à l'instinct du cœur et nous apprendrions que toute émotion a un sens. Le savoir n'est pas l'apanage des gens en bonne santé. N'importe qui est capable de soutirer en lui quelque chose de juste. Certaines sagesses affirment n'avoir besoin que de soi mais omettent de préciser qu'avoir eu des préceptes à enseigner fut d'un grand soutien, voir le but d'une vie. On est pas des ermites... Non, ce n'est pas ça... même un ermite parle avec ce qui l'entoure.
Le partage est inhérent à la vie. C'est un phénomène très simple: celui de l'altérité: Des énergies lancées par des corps solitaires s'agglomèrent et font la vie. Alors n'ayons honte de rien, ouvrons nous aux mines radieuses et aux plus sombres aussi.




mardi 21 avril 2015



Entre vos lèvres sommeille la lune, et j'attends l'aube. La terre est une errance, mais le ciel est immense. Je vous aime

jeudi 9 avril 2015

3h du mat dans la baignoire

L'eau ondoie subrepticement sous mon souffle. Les vibrations atteignent tout mon corps, mon cœur répond ses battements hallucinés, renvoyant l'écho que la terre lui a fait parvenir. Je m'échappe hors des murs, hors de ma maison de chair. Sous le poids de l'eau, ma respiration est écourté. Je les écoutes... le poids de l'eau et de la vie. Le poids devient une présence, se dilatant dans un songe, vagues d'intuitions, pensées muettes, faune sauvage et invisible qui s'éparpille, ondes voluptueuses entre chaque chose.

Paname night fever

Jeune homme, vous invoquerez votre impudente jovialité, jeune homme, martyrisant les fleurs du soir et du présent, jeune homme, lisse comme un phoque dans la fonte d'un bal, sans équivoque le prolongement du mal, de l'alcool, de plus en moins le coup de frein d'vos mous de rein, jeune homme, attardé plus qu'énervé, tocard dans le brouillard, du rhum, frappant les remontrances, lapant d'un coup de hanche, frivole, dans l'air plus qu'à coté de ta cible moins éméchée, jeune homme, "voudriez vous" tu n'entends plus, puis tu t'en fou puisque t'as bu, des fous de coups t'poussent à la rue, jeune homme, jeune homme, podome! 

L'amour est Roi

Nouvelle constitution, nouvelle déclaration des droits de l'humain et du citoyen.

Article 1
L'amour est Roi

Article 1 bis
La liberté est reine

Article 2
L'éducation est primordiale

Article 3
La justice est impartiale

Article 4
Tout le monde est responsable

Article 5
Le drapeau n'est plus, la marseillaise non plus. Il n'y aura plus un seul hymne national mais des chansons amicales, qu'on réinventera tout le temps, car l'amour n'est pas dans l'étendard mais dans le vent qui le soulève!

Le vivant se lève dans l'ode chaleureuse
Elle a sur nos lèvres une mine courageuse
L'amour est là, l'amour est roi
Qu'on l'chante tout bas, qu'on l'crie sur les toits
Il faut
Qu'l'amour soit là, qu'l'amour soit roi
S’accostant sur tous les murs
S'abreuvant dans l'air pur
Ne s'explique pas, s'exprime tout le temps
Dans les petits doigts et les pas d'géant
Un parfum le poursuit, tout l'jour et la nuit
Il nous berce tendrement

samedi 4 avril 2015

Ca se conserve vachement bien le kiwi (le fruit, pas l'oiseau. Je ne dis pas que l'oiseau se conserve mal ou bien, tant qu'il vit correctement son existence, je suis content pour l'oiseau, mais là je parle du fruit).  J'en ai retrouvé un au fond de mon placard. Plus d'un mois qu'il attendait là... Je l'ai épluché (couper en 2 les kiwis est une erreur tactique), il était encore jeune: vert (vert kiwi, pas vert moisi) et très sucré. C'est dingue, ya des fruits comme ça... La fraise sort de son terre terre, se fait belle et se rabougrit en un éclair, alors il faut la saisir avant qu'elle ne soit toute ridée. Le kiwi, laid et bien protégé, quand tu l'ouvres, c'est comme si tu surprenais sa chair pendant qu'elle dormait. Fraise fait le trottoir. Kiwi rêve sous la couette...

lundi 30 mars 2015

L'amour

L'envie de créer pour combler un vide, le sentiment de ne pas vivre assez bien l'amour, réitéré par la vie moderne. Pourquoi tant s'attacher à changer les choses? Mais quand je me résigne, l'ennui me surprend dans le vide, et j'ai besoin d'attachement pour me consoler. L'attachement à la vie, mais pourquoi? Je crois que nous sommes la seule espèce vivante à nous demander "Pourquoi", à avoir autant de choix face à la vie et la mort. L'état de plante, l'état de bête, puis l'état du pourquoi. Pourquoi je me sens si vide et si plein en même temps, si fou, si amoureux d'une idée de l'amour que j'ai tant de mal à mettre en pratique. Ces questions ont éclaté en même temps que mon innocence face au sexe, l'argent, le pouvoir... Peut être avais je déjà reconnu la singularité du vide autour de ses désirs insatiables. Le sexe, l'argent, le pouvoir. Quel déshonneur nous a fait l'amour? Nous imaginons nous qu'il est réellement au bout de ces choses? Ou quettons nous désespérément là où nous osons mettre les pieds? Quel déshonneur nous a fait l'amour.... en se dérobant à nos yeux. Où allons nous le retrouver dans nos vies? Au bout de quel chemin?

Le Pourquoi fait de l'homme un être de convictions. Il ne peut vivre qu'à travers elles, il les enfante et les nourrit toute sa vie. Un homme nourrissant des convictions égoïstes s'est divorcé du monde et a enfanté un être chétif se débattant dans l'espace clôt de sa personne. Il faut s'ouvrir pour retourner à notre essence liée à tout. La seule manière de ressentir la vie est d'opérer des choix qui nous unissent à elle: La vie n'est elle pas un don, un désir, l'amour même? La peur gène l'homme qui ne fait plus de choix et multiplie les questions frustrantes, aliénantes.
S'arrêter de penser, dans le vide qui se clôt... et pourtant, encore une sensation de manque, un vide à considérer, que quelque chose nous à fait pressentir, qu'il y avait l'amour au bout, qu'on pouvait ne pas mourir seul. Mourir seul. Vouloir s'y conformer s'il le faut et ne pas y arriver à cause d'une pensée grandiose et entêtée, douloureuse si on la nie, peureuse quand on y croit, car beaucoup de courage pour cette pensée galopant aux antipodes des frontières, se complaisant dans un lien étroit entre "vie" et "sens", "vie" et "désir de vivre", depuis l'eau, jusqu'à l'amour, mais il y avait l'amour dans le feu primitif, et beaucoup d'eau dans mes injures faites à la vie.

Quel déshonneur nous a fait l'amour? Ou bien s'est il affirmé en nous laissant le chercher? Car l'amour est immense et l'univers l'a envahit. Il nous faut voyager pour contempler son corps. Changer les choses, créer, ce n'est pas tant faire du neuf que révéler ce qui est omniprésent.