lundi 4 mai 2015

C. tu sais, ça peut paraître futile, du haut de mes 25 ans, j'en ai vu des trucs. Je suis loin de tout savoir, ca me ferait rire de croire le contraire, pourtant mon bagage est moins fait de crainte que d'amour... La terre est ronde, je ne m'en remets pas. Tu me regardes bizarrement quand je te parle des choses qu'il se passe à l'autre bout du monde. Le monde, nous deux ou juste toi, c'est pareil, la même logique. Tout est en lien, je n'en démords pas. Je souhaite à tous, loin d'être un tourment, sans se mentir, le même amant: Le monde. Je veux bouger et entrevoir, car ma place est là où l'amour s'affaisse. Tout m'accable, et ma seule force est d'attendrir mon regard, de tout mettre en lien en reconnaissant ce lien comme unique cause. Je ne peux m'en défaire, je ne peux rien nier. Si la maltraitance de l'humain, de l'animal, de la plante, de notre Terre est possible, c'est que nous sommes encore ignorant. Je ne resterais pas planté là à vivre l'homme moderne, l'homme urbain et illusoire, la virulente abstraction. J'irais me confronter à la peste, embrasser le feu hurlant des condamnés, et la peur prospère qui dans les cœurs affamés laisse place à l'épuisement. J'irais désigner la faute, lui montrer qu'aucune chute ne me décourage désormais, et ce sera grâce à vous, femmes désespérées, qui m'avez appris ce que je cherchais aveuglément de votre part: un amour total, un pardon déraisonnable. Je me bats contre les regrets. L'esprit à trop de trésors pour que je vous en veuille. L'humain n'a jamais assez de regrets. Il lui faut assouvir sa peur de la solitude, d'un dieu inexistant, d'une existence insensée, il lui faut toujours puiser dans le vide ce qui est omniprésent. J'irais leur dire aux coupables que je leur pardonne et les aime, qu'il n'y a pas culpabilité à avoir, qu'il suffit d'ouvrir les cœurs, que tout est pour le mieux.

Tu sais, la terre est ronde... Le cosmos proféra sa magie jusqu’à elle. Certains disent qu'un caillou peut "penser", qu'il peut s'adapter, aux même titre qu'une plante. La pierre nous survivra car elle était là avant nous. "Nous" mourrons avant nos cellules pour les mêmes raisons. Nos choix, leur décision. La pierre laissera exploser les volcans et tremblera de toutes ses forces quand elle en aura assez. Il ne faut pas avoir peur et rester humble. Il nous faut être reconnaissant de la vie et l'aimer tant qu'on peut.

mardi 28 avril 2015

Connexion

Rendre son cœur indépendant n'est pas l'isoler mais mieux le connecter, tout comme "s'estimer" ne signifie pas "fuir la souffrance"... C'est la possibilité de reconnaître: "Je n'ai pas honte" Quel que soit le sentiment qui nous transpercent, aimer, c'est avoir de l'indulgence. Cette société de la performance et du divertissement, cette société de l'humiliation, nous a appris à avoir honte de nos émotions. Question de contexte... Si nous n'adoptions plus les défauts de notre environnement, qu'une illusion peut faire paraître lisse et forte, et à abandonner toute culpabilisation, nous faciliterions une guérison en profondeur, notre esprit se rattacherait doucement à l'instinct du cœur et nous apprendrions que toute émotion a un sens. Le savoir n'est pas l'apanage des gens en bonne santé. N'importe qui est capable de soutirer en lui quelque chose de juste. Certaines sagesses affirment n'avoir besoin que de soi mais omettent de préciser qu'avoir eu des préceptes à enseigner fut d'un grand soutien, voir le but d'une vie. On est pas des ermites... Non, ce n'est pas ça... même un ermite parle avec ce qui l'entoure.
Le partage est inhérent à la vie. C'est un phénomène très simple: celui de l'altérité: Des énergies lancées par des corps solitaires s'agglomèrent et font la vie. Alors n'ayons honte de rien, ouvrons nous aux mines radieuses et aux plus sombres aussi.




mardi 21 avril 2015



Entre vos lèvres sommeille la lune, et j'attends l'aube. La terre est une errance, mais le ciel est immense. Je vous aime

jeudi 9 avril 2015

3h du mat dans la baignoire

L'eau ondoie subrepticement sous mon souffle. Les vibrations atteignent tout mon corps, mon cœur répond ses battements hallucinés, renvoyant l'écho que la terre lui a fait parvenir. Je m'échappe hors des murs, hors de ma maison de chair. Sous le poids de l'eau, ma respiration est écourté. Je les écoutes... le poids de l'eau et de la vie. Le poids devient une présence, se dilatant dans un songe, vagues d'intuitions, pensées muettes, faune sauvage et invisible qui s'éparpille, ondes voluptueuses entre chaque chose.

Paname night fever

Jeune homme, vous invoquerez votre impudente jovialité, jeune homme, martyrisant les fleurs du soir et du présent, jeune homme, lisse comme un phoque dans la fonte d'un bal, sans équivoque le prolongement du mal, de l'alcool, de plus en moins le coup de frein d'vos mous de rein, jeune homme, attardé plus qu'énervé, tocard dans le brouillard, du rhum, frappant les remontrances, lapant d'un coup de hanche, frivole, dans l'air plus qu'à coté de ta cible moins éméchée, jeune homme, "voudriez vous" tu n'entends plus, puis tu t'en fou puisque t'as bu, des fous de coups t'poussent à la rue, jeune homme, jeune homme, podome! 

L'amour est Roi

Nouvelle constitution, nouvelle déclaration des droits de l'humain et du citoyen.

Article 1
L'amour est Roi

Article 1 bis
La liberté est reine

Article 2
L'éducation est primordiale

Article 3
La justice est impartiale

Article 4
Tout le monde est responsable

Article 5
Le drapeau n'est plus, la marseillaise non plus. Il n'y aura plus un seul hymne national mais des chansons amicales, qu'on réinventera tout le temps, car l'amour n'est pas dans l'étendard mais dans le vent qui le soulève!

Le vivant se lève dans l'ode chaleureuse
Elle a sur nos lèvres une mine courageuse
L'amour est là, l'amour est roi
Qu'on l'chante tout bas, qu'on l'crie sur les toits
Il faut
Qu'l'amour soit là, qu'l'amour soit roi
S’accostant sur tous les murs
S'abreuvant dans l'air pur
Ne s'explique pas, s'exprime tout le temps
Dans les petits doigts et les pas d'géant
Un parfum le poursuit, tout l'jour et la nuit
Il nous berce tendrement

samedi 4 avril 2015

Ca se conserve vachement bien le kiwi (le fruit, pas l'oiseau. Je ne dis pas que l'oiseau se conserve mal ou bien, tant qu'il vit correctement son existence, je suis content pour l'oiseau, mais là je parle du fruit).  J'en ai retrouvé un au fond de mon placard. Plus d'un mois qu'il attendait là... Je l'ai épluché (couper en 2 les kiwis est une erreur tactique), il était encore jeune: vert (vert kiwi, pas vert moisi) et très sucré. C'est dingue, ya des fruits comme ça... La fraise sort de son terre terre, se fait belle et se rabougrit en un éclair, alors il faut la saisir avant qu'elle ne soit toute ridée. Le kiwi, laid et bien protégé, quand tu l'ouvres, c'est comme si tu surprenais sa chair pendant qu'elle dormait. Fraise fait le trottoir. Kiwi rêve sous la couette...