Le yoga est l'une des meilleures pratiques au monde. Il est quasi impossible d'avoir autant conscience de son corps autrement qu'avec le yoga. Il est nécessaire au déblocage de tensions inconscientes qui agissent sur le corps et l'esprit. La douleur des exercices n'est rien comparée au mortifications permanentes qui sommeille dans mon être et elle doit être recherchée, surmontée. Elle délivre le savoir des sens et l'humilité du repos. Chercher l'endroit où je suis le moins souple, et étirer... étirer sans retenir le souffle, étirer sans m'attarder sur les signaux qui m'envahissent, voguer à travers eux en consentant leur présence, détendre chaque crispation qui m'étreint, depuis le muscle jusqu'au cerveau qui bourdonne, ressentir la douleur qui s'évade, lorsque les vertus de l'abandon soignent les préoccupations du corps, atteindre ce point où la notion de lutte n'existe plus, se laisser bercer par ce nouvel état... puis relâcher... flotter sur les profondes vagues d'apaisement.
Toute douleur est complexe, mais les nœuds qui se défont libèrent des chemins a é r i e n s
lundi 30 mai 2016
samedi 21 mai 2016
Lettre pour bourreaux de la parole
J’aimerais parler du cas de K. Celui ci a partagé avec nous une vie de groupe qui assez mouvementés, dû aux différents caractères qui la composent et aux habitudes maladroites instaurées depuis le début de l’année...
Dans cette société, il faut s’habituer à ce que les autres aient des opinions de nous sans qu’ils soient forcés de nous les partager. Et c’est difficile de faire la part entre, justice d’apprendre ce qui nous concerne, et justice que les autres usent leur parole comme ils en conviennent. C’est difficile lorsqu’on a des handicaps, quelqu'en soit la forme, qui nous vulnérabilisent. C’est difficile de rester suffisamment détaché, de ne pas tout confondre dans sa paranoïa, quand subsistent la complaisance et les préjugés du non échange. C’est difficile quand on a la conviction qu’une hiérarchie, balisant la vie d’un groupe, a comme une dette envers celui-ci et devait assurer son bon fonctionnement en y faisant circuler une parole claire. Mais c’est difficile lorsque cette hiérarchie est aussi constituée d'humains maladroits.
Pourtant tout ceci pouvait être allégé par le simple fait de discuter. Seulement ici, la parole a été plus qu'abrégée, chacun se protégeant des regards, justifiant « ne pas être ici pour se faire des « amis » », confondant liens d'intimités avec liens de respect, oubliant qu’avant tout autre rôle endossé, nous endossons celui d’être humain. Si certaines personnes s’endurcissent en alimentant le rêve d’une réussite personnelle, tant mieux pour elles, mais se passeront elles de relation pour y parvenir?
Soumis à un système frigide parce que rigide, les individus finissent par adopter les mêmes défauts que leur environnement. Plutôt qu’entreprendre l’échange ils préfèrent attendre l’ennemi commun pour trouver un peu de compagnie dans leur misère de cœur. L’on se plaint sans arrêts des problèmes de société sans remarquer que ce sont nos petites lâchetés qui les alimentent. Et c'est normal. Elles sont tellement éparses et bien ancrées qu'il faut une vraie volonté pour les débusquer. C'est la complaisance des uns à ne pas vouloir échanger avec le monde qui les entoure qui crée la frustration et la violence.
Avec ses "laideurs", ses défauts, ses failles, ses handicaps, K. est arrivé en début de formation avec une réelle motivation, ce qui n’a franchement pas été le cas de tous. De plus, malgré ses problèmes d’audition et de communication qui en découlent, il désirait rentrer en contact avec les autres.
Ce sont les maladresses mutuelles, et surtout le manque considérable de communication, qui ont déclenché la progressive exclusion sociale de K., avant d’en conclure par une exclusion administrative. Si K. a été précurseur de quelques conflits, ce n’est pas le cas de tous, pourtant aujourd'hui il paie plus que les autres, pour sa singularité, et parce que l’humain a toujours eu besoin de chasser quelque chose.
Il y a 3 comportements possibles face à l’autre. Soit on accable, soit on n’agit pas, soit on aide. J’ai vu à l’AFPA comme une aide mécanique et peu sincère envers K. J’ai ressentis beaucoup de frustration derrière elle, comme lorsqu’on doit s’enquiquiner avec nos vieux pour faire bonne figure. K. a été désigné très tôt comme "l’étranger" pour qui on devait quand même se forcer un peu, en attendant d’avoir matière à médire (la médisance comme contre pieds à la communication ouverte, car dans sa lâcheté, l’humain tient quand même à se rassurer plutôt qu'être simplement passif).
Voilà ce qui se passe ici, et je ne cherche pas à culpabiliser qui que ce soit, on est tous dans le même bateau, mais je ne peux rester sans rien dire face aux lésions constantes que produit l'ignorance sur des personnes dont trop peu prennent la défense. K. est responsable de son devenir et devra l’assumer au mieux, mais il est aussi un miroir reflétant nos propres faiblesses. La justice n’existe pas à moins de comprendre que nous formons un tout et qu’un homme ne s’exclut JAMAIS seul, jamais, point barre.
Dans cette société, il faut s’habituer à ce que les autres aient des opinions de nous sans qu’ils soient forcés de nous les partager. Et c’est difficile de faire la part entre, justice d’apprendre ce qui nous concerne, et justice que les autres usent leur parole comme ils en conviennent. C’est difficile lorsqu’on a des handicaps, quelqu'en soit la forme, qui nous vulnérabilisent. C’est difficile de rester suffisamment détaché, de ne pas tout confondre dans sa paranoïa, quand subsistent la complaisance et les préjugés du non échange. C’est difficile quand on a la conviction qu’une hiérarchie, balisant la vie d’un groupe, a comme une dette envers celui-ci et devait assurer son bon fonctionnement en y faisant circuler une parole claire. Mais c’est difficile lorsque cette hiérarchie est aussi constituée d'humains maladroits.
Pourtant tout ceci pouvait être allégé par le simple fait de discuter. Seulement ici, la parole a été plus qu'abrégée, chacun se protégeant des regards, justifiant « ne pas être ici pour se faire des « amis » », confondant liens d'intimités avec liens de respect, oubliant qu’avant tout autre rôle endossé, nous endossons celui d’être humain. Si certaines personnes s’endurcissent en alimentant le rêve d’une réussite personnelle, tant mieux pour elles, mais se passeront elles de relation pour y parvenir?
Soumis à un système frigide parce que rigide, les individus finissent par adopter les mêmes défauts que leur environnement. Plutôt qu’entreprendre l’échange ils préfèrent attendre l’ennemi commun pour trouver un peu de compagnie dans leur misère de cœur. L’on se plaint sans arrêts des problèmes de société sans remarquer que ce sont nos petites lâchetés qui les alimentent. Et c'est normal. Elles sont tellement éparses et bien ancrées qu'il faut une vraie volonté pour les débusquer. C'est la complaisance des uns à ne pas vouloir échanger avec le monde qui les entoure qui crée la frustration et la violence.
Avec ses "laideurs", ses défauts, ses failles, ses handicaps, K. est arrivé en début de formation avec une réelle motivation, ce qui n’a franchement pas été le cas de tous. De plus, malgré ses problèmes d’audition et de communication qui en découlent, il désirait rentrer en contact avec les autres.
Ce sont les maladresses mutuelles, et surtout le manque considérable de communication, qui ont déclenché la progressive exclusion sociale de K., avant d’en conclure par une exclusion administrative. Si K. a été précurseur de quelques conflits, ce n’est pas le cas de tous, pourtant aujourd'hui il paie plus que les autres, pour sa singularité, et parce que l’humain a toujours eu besoin de chasser quelque chose.
Il y a 3 comportements possibles face à l’autre. Soit on accable, soit on n’agit pas, soit on aide. J’ai vu à l’AFPA comme une aide mécanique et peu sincère envers K. J’ai ressentis beaucoup de frustration derrière elle, comme lorsqu’on doit s’enquiquiner avec nos vieux pour faire bonne figure. K. a été désigné très tôt comme "l’étranger" pour qui on devait quand même se forcer un peu, en attendant d’avoir matière à médire (la médisance comme contre pieds à la communication ouverte, car dans sa lâcheté, l’humain tient quand même à se rassurer plutôt qu'être simplement passif).
Voilà ce qui se passe ici, et je ne cherche pas à culpabiliser qui que ce soit, on est tous dans le même bateau, mais je ne peux rester sans rien dire face aux lésions constantes que produit l'ignorance sur des personnes dont trop peu prennent la défense. K. est responsable de son devenir et devra l’assumer au mieux, mais il est aussi un miroir reflétant nos propres faiblesses. La justice n’existe pas à moins de comprendre que nous formons un tout et qu’un homme ne s’exclut JAMAIS seul, jamais, point barre.
mercredi 20 avril 2016
Spiritualité
L'humain aime mettre les choses en boîte, les idées dans des cases, les décors en images, dans des cadres. La passion de tout humain? La découpe. Si les arbres, eux, sont tordus, il lui faut les parquer dans des carrés verts. L'humain à éminemment besoin de cadres et d'angles comme d'un outil pour appréhender les ondulations de la vie. Mais il sait aussi réinventer le spirituel qui se révolte contre les lois naturelles de dominations. Il y a des règles comme quoi le plus fort gagne, le plus beau (physique) opère. L'humain emploie le spirituel pour restructurer ces lois du corps, surpasser le formalisme vertical. Il invente un nouveau cadre, moins haut, plus large, une justice immatérielle pour les faibles, mais il ne faudrait pas qu'elle marginalise les forts, sinon elle deviendrait une imposture du cadre.
La vie, l'amour, sont notre émotion originelle dont, souvent, les dangers ont dérobé l'harmonie. Les gens aiment, haïssent, protègent et tuent par amour. Il n'y a qu'à voir ce dont certains sont capables pour protéger leur vie ou la prolonger hypothétiquement après la mort, et ce que d'autres font lorsque le manque les a décharné, fait vrillé leurs instincts. Altruistes ou égoïstes, créateurs ou destructeurs, entre assouvissement et frustration, attachement et détachement, tous nos actes sont animés par le même besoin de satisfaction, toutes nos émotions ont le visage tourné vers celle qui les précéda toutes, quand la vie pénétra chacun de nos sens pour la 1ere fois: l'amour.
Et si l'humain adulte ne peut s'empêcher des créer des cadres, c'est certainement pour faire naître de nouvelles idées, aller contre les lois naturelles de domination en construisant une plus large conception de l'amour. "Soyez humain" ne signifie t il pas "soyez plus humain qu'hier"? N'est ce pas la même chose que dire "soyez plus empathique"? Chez l'humain du challenge, les différences nourrissent d'avantage sa spiritualité. Il ne veut plus la loi du plus fort mais la loi du plus équitable. Il ne veut plus la loi du "sera plus" et "sera moins" mais celle du "ira avec".
Humain: animal créant des concepts pour transcender sa condition.
La vie, l'amour, sont notre émotion originelle dont, souvent, les dangers ont dérobé l'harmonie. Les gens aiment, haïssent, protègent et tuent par amour. Il n'y a qu'à voir ce dont certains sont capables pour protéger leur vie ou la prolonger hypothétiquement après la mort, et ce que d'autres font lorsque le manque les a décharné, fait vrillé leurs instincts. Altruistes ou égoïstes, créateurs ou destructeurs, entre assouvissement et frustration, attachement et détachement, tous nos actes sont animés par le même besoin de satisfaction, toutes nos émotions ont le visage tourné vers celle qui les précéda toutes, quand la vie pénétra chacun de nos sens pour la 1ere fois: l'amour.
Et si l'humain adulte ne peut s'empêcher des créer des cadres, c'est certainement pour faire naître de nouvelles idées, aller contre les lois naturelles de domination en construisant une plus large conception de l'amour. "Soyez humain" ne signifie t il pas "soyez plus humain qu'hier"? N'est ce pas la même chose que dire "soyez plus empathique"? Chez l'humain du challenge, les différences nourrissent d'avantage sa spiritualité. Il ne veut plus la loi du plus fort mais la loi du plus équitable. Il ne veut plus la loi du "sera plus" et "sera moins" mais celle du "ira avec".
Humain: animal créant des concepts pour transcender sa condition.
mardi 19 avril 2016
Joueur de vent
Un pote m'a dit un jour que la vie était un sketch. Chacun porte une histoire qui conditionne un rythme. C'est le rythme des émotions. Quoi qu'on fasse, on peut vivre l'instant de 2 manières. Soit l'émotion est authentique, soit elle est parodiée. Souvent, la société humaine marche à pas cadencés. Je ris en la regardant se parodier elle même. Mais il y a encore des gens qui se foutent de la marche royale, et ça me plaît de rire avec eux, nos âmes se hissant à chaque bourrasque.
dimanche 27 mars 2016
Méditer brise les barrages, libère les courants, de la même manière que rire ou pleurer. Les rires, les larmes, courants de lumière effectuant le même travail, empruntant les mêmes chemins, les mêmes ouvertures.
Qui du soleil ou de la lune donne le meilleur éclat?
Qui peut répondre sans enfreindre un seul de ses sens ?
La lumière n'est elle pas sans propriétaire, recréant à chaque croisement un nouveau mirage? Je n'ai pas vu en la lune le pâle reflet du soleil mais celui de mes fantasmes schizophrènes.
Qui dans la nuit n'a pas été bercé par le ruisseau qui retranche le jour dans ses rêves sauvages?
Mais si quelqu'un ne rit ou ne pleure plus, il vaudrait mieux qu'il brise tous les miroirs qu'il croise, qu'il en devienne un lui même, perméable aux vents des carrefours, voix du monde qui décapent et libèrent les courants.
Qui du soleil ou de la lune donne le meilleur éclat?
Qui peut répondre sans enfreindre un seul de ses sens ?
La lumière n'est elle pas sans propriétaire, recréant à chaque croisement un nouveau mirage? Je n'ai pas vu en la lune le pâle reflet du soleil mais celui de mes fantasmes schizophrènes.
Qui dans la nuit n'a pas été bercé par le ruisseau qui retranche le jour dans ses rêves sauvages?
Mais si quelqu'un ne rit ou ne pleure plus, il vaudrait mieux qu'il brise tous les miroirs qu'il croise, qu'il en devienne un lui même, perméable aux vents des carrefours, voix du monde qui décapent et libèrent les courants.
dimanche 20 mars 2016
Parole impeccable
On se sert de la liberté d'expression pour légitimer les moqueries. On appelle ça "l'humour". La médisance est un sport que l'on pratique à toutes les sauces.
Il y a de la pertinence dans la colère d'un ado. Mon dégoût et mon rejet du monde adulte m'avait aussi protéger de certains de ces comportements absurdes.
Je n'ai jamais aimé m'en prendre aux autres. Trop gentil, trop simplet, trop circonspect... Qu'en sais je... solitude pleine de recoins. Si elle me fournit le recul d'un regard critique, elle ne comble pas entièrement mon désir d'attachement.
Au milieu de l'insupportable calomnie et de mon incompétence relationnel, j'accumule jusqu'au ras le bol. C'est à mon tour de pestiférer, de m'inventer des ennemies, des coupables, d'exhiber ma frustration en les taclant.
Je me reconnais dans les comportements pesant que je décline.
Ne plus mépriser le mépris, ne pas tomber dans le piège...
Les 4 accords toltèques:
Que votre parole soit impeccable
Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
Ne faites pas de suppositions
Faites toujours de votre mieux
Il y a de la pertinence dans la colère d'un ado. Mon dégoût et mon rejet du monde adulte m'avait aussi protéger de certains de ces comportements absurdes.
Je n'ai jamais aimé m'en prendre aux autres. Trop gentil, trop simplet, trop circonspect... Qu'en sais je... solitude pleine de recoins. Si elle me fournit le recul d'un regard critique, elle ne comble pas entièrement mon désir d'attachement.
Au milieu de l'insupportable calomnie et de mon incompétence relationnel, j'accumule jusqu'au ras le bol. C'est à mon tour de pestiférer, de m'inventer des ennemies, des coupables, d'exhiber ma frustration en les taclant.
Je me reconnais dans les comportements pesant que je décline.
Ne plus mépriser le mépris, ne pas tomber dans le piège...
Les 4 accords toltèques:
Que votre parole soit impeccable
Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
Ne faites pas de suppositions
Faites toujours de votre mieux
samedi 19 mars 2016
Le héros qui dort
Dans nos conflits intérieurs, nous projetons nos échecs sur les autres, méprisant par jalousie ou par dégoût ce qu'on ne réussit pas à comprendre chez soi... L'on critique les autres sans voir les mêmes lacunes chez soi. Par exemple, beaucoup des détracteurs de la religion se complaisent dans des dogmes et idoles, souvent plus que le font de simples pratiquants. Le domaine qui crée le plus de drame au monde n'est pas la religion mais le commerce... et l'on y trouve plus d'extrémistes que partout ailleurs.
L'empressement et la peur forment des lignées d'ignorants apeurés préférant être mauvais juges plutôt qu'apercevoir les murs qu'ils gardent érigés autour d'eux... Les sources de divertissement sont multiples et nous soumettent en nous détournant d'une connaissance profonde de nous même et du monde.
Qui sommes nous? Qui peut affirmer avoir fait le choix conscient de sa personne? Qui peut affirmer s'être libéré d'un "soi" formuler par l'extérieur?
Les choix décisifs de nos vies? Ils ne fournissent qu'une illusion d'autonomie si les croyances dont ils dépendent n'ont pas été préalablement et puissamment remis en question. La liberté découle d'une observation critique de notre personnalité au sortir de l'enfance, période où, ballonnés entre nos sensations et les croyances du monde, nous n'avons fait que "subir" les choses (C'est le poids et la grâce de tout enfant de subir les choses)
Lorsque nous naissons, nous sommes inondé d'une lumière pure. La vie éclate en nous sans que nous ne jugions rien. D’incroyables sensations nous parviennent et nos sens s’abreuvent de leur propre savoir…
Enfant, le monde nous apprend à croire en des choses qui nous échappent. C’est inévitable. Nous vivons au plus près du présent et nos pensées s'aventurent rarement ailleurs, si ce n'est dans les fantasmes inconscients que construit notre quotidien.
Puis notre esprit devient de plus en plus réflexif. Notre conscience se développe et nous enveloppe. Nous soutirons à notre mémoire des éléments pour les comparer. Nous sommes en capacité d'opérer des choix, de construire et de déconstruire sciemment savoir et croyances.
C'était sans compter sur ces entités auxquelles nous avions amarré nos habitudes lorsque nous étions sans défense: la société, les parents, l'école, la religion...
L'erreur n'est pas tant d'avoir été éduqué et conditionné, mais de se complaire sans vérifier par soi même qui nous sommes devenus.
Faire la part entre "croyance" et "savoir" est un parcours parfois difficile. Déconstruire toutes les dépendances et les illusions auxquelles nous avons été soumis demande un vrai entêtement et une patience combative. Nous restons tous les fantômes de la société avant ce long cheminement solitaire que, en vérité, peu choisissent de poursuivre.
J’ai débuté la méditation il y a 4 ans pour me sauver de la mélancolie. Maintenant, je vais mieux et je médite moins à certaines périodes. C'est dommage car juste après une séance, j'ai l'impression de retrouver les 3/4 de ma vitalité.
Ce matin, j'ai médité si profondément qu’en ouvrant les yeux, j'ai cru être immortel. Mon corps vibrait toutes les possibilités que j’avais rêvé sur la vie. Un formidable optimisme me traversait.
J’ai pensée : La vie est semée de pièges dans lesquels nous tombons tous. Certains ont développé cette "arme" qui leur permet d'assumer leur chute tandis que d’autres sombrent continuellement. Cette arme porte un nom...
La mesure de mon sentiment d'immortalité de ce matin n'a d'égal que la gêne latente qui m’accablait ces derniers temps. Je suis tombé dans un piège dont j'ai mis quelques temps à me relever.
Consommateur engagé depuis 4 ans, je me suis confronté à des collègues en leur disant que leurs pratiques étaient destructrices. Je manquais d'assurance. Je ressentais que mon approche se limitait dans le jugement et que je me confronterais à un mur. Je n'arrivais pas à exprimer les débats qui me portaient à cœur. Ça me frustrait.
Ce matin, j’ai compris que je m'y prenais à l'envers.
Les choix d'un individu sont le reflet de la perception qu'il a de lui même. Toutes ses croyances du monde extérieur en découlent. Il refusera parfois de se confronter à certains débats quand ceux là risqueraient d'ébranler les certitudes qu'il a de son existence. C'est pour cela que toute personne érige au cours de sa vie une protection contre sa propre vulnérabilité: la zone de confort. Certains sont réticents à en sortir lorsque personne ne leur a enseigné ce trésor caché au fond d’eux même: un héros, souvent étouffé par une enfance conditionnée…
Comme beaucoup de film,"Matrix" parle de ça: La difficulté de la vérité, la lutte pour y parvenir, les croyances qui nous détourne du héros le plus important du monde : Nous même. Dans Matrix, au milieu de buildings, Néo prends d'abord conscience que le monde qui l'entoure est une illusion avant de se battre pour rejoindre le monde réel. Au début il n’est jamais facile de vivre pour cette liberté et il faut s’armer de courage pour s’opposer à ceux qui cultivent l’illusion et la dissimulation. Même sur le chemin d'une conscientisation, tenir à distance d'anciennes croyances peut être déroutant. Dans Matrix, Cypher décide de refouler la vérité au profit de ses habitudes. Quand on s'y accroche, celles ci sont le socle d'une protection qui devient notre propre piège: la zone de confort. Cypher connaissait les conséquences de son retour dans l’illusion mais préféra trahir ses amis et son intégrité au profit de sa zone de confort. Pourtant, une chance unique se présentait à lui : renaître. Mais ça, il ne le savait pas…
Après ma méditation, j'ai compris le point fort de mon enfance déstabilisante: ma zone de confort à constamment été détruite, et je n'ai eu d'autre choix que me lier à la réalité pour y créer une zone qui en dépendrait: Je suis vulnérable. En acceptant ma fragilité, j’acquerrais une "non-protection" plus efficace que n'importe quelle armure. Je n'avais plus besoin de fermer les yeux sur la vie ou sur moi, fut ce pour nos échecs ou nos gloires. Ce héros, c'est le cœur, et à son stade le plus évolué, c'est l'amour inconditionnel. Mais comme beaucoup en ont été privé, nous maintenons notre cœur étouffé sous le poids du passé.
La liberté ne se dispense jamais d'une prise de conscience et, souvent, c'est la honte qui nous en prive.
A force de croyances ébranlées, j'ai appris à ne plus culpabiliser de grand chose. J'ai acquis plus d'estime pour la vie et pour moi même après avoir entrepris des recherches sur la personne que mon enfance avait façonné et celle que je voulais devenir. Mes efforts ont révélé ce trésor plus puissant que n’importe quelle zone de confort : je suis un héros. Pourquoi? Parce que je souhaite vivre en harmonie. Ce n'est pas seulement un souhait, ce sont aussi des actes qui me fournissent ce sentiment accordé aux héros : de la dignité. Pour moi, vivre en harmonie est l’unique façon de d'apprécier l'existence d'une intensité authentique, forte et stable.
La liberté des uns s'arrête là où commence celles des autres et c'est en défendant chacune de ces limites que l'on crée d'avantage d'harmonie. Je me suis toujours attaché à tout remettre en question pour entretenir ma liberté et, dans la mesure de mes capacités, inspirer celle des autres, car ça va ensemble.
La plupart des gens qui commettent des actes aux conséquences néfastes n'en ont pas conscience et ne savent pas comment devenir leurs propres héros. Ils n’y pensent même pas. Si je leur expliquais comment faire il leur faudrait beaucoup de temps avant d'y songer sérieusement. Et c’est normal… abandonner l'envie de tout contrôler, apprendre à faire confiance au présent et à son intuition etc... tout cela peut sembler dérisoire face aux habitudes ancrées dans notre routine. Les habitudes nous en rendent accrocs, les habitudes sont une drogues. Le fait que tant de thérapies différentes aient vu le jour, des plus conventionnelles aux plus mystiques, est révélateur du malaise que l'on vit, même si nous le refoulons plus ou moins afin de pouvoir nous intégrer.
Notre manière d'exister, de nous exprimer, est de donner du sens aux choses. La société du conditionnement occulte notre héros intérieur en nous gavant de substitut, détournant notre attention et banalisant nos agissements. Notre besoin de sens est submergé par le désir de performance, la consommation de divertissement virtuel, matériel, alimentaire...
Le monde est bourré de ces savants du marketing qui ont effacé l’idée de dignité de nos esprits. En résulte des fantômes parfois bien habillés mais dont l'assurance n'existe qu'en surface.
Les découvertes de ceux qui sont leurs propres héros sont les plus puissantes, même si elles sont souvent remises en question pour leur aspect "naïf", ou sortant de l'ordinaire. Pourtant, l'énergie d'un héros le pousse à observer son environnement mieux que quiconque.
Notre humanité est en cause: Nous aimons surpasser notre condition, nous sommes des êtres hautement créatifs. Notre conscience est expansive. Notre humanité est expansive. Tout notre être est expansif. Nous avons tous la capacité de renaître plusieurs fois si nous acceptons de sortir de notre zone de confort.
L'amour découle d'une confrontation constante. Celui qui aime et se confronte peut faire face à n’importe quelle vérité, et d’ailleurs, c’est ce qu’il recherche, car c'est ainsi que l'humain se réalise. Un héros distingue ce qui semble banal pour la majorité mais n'a rien d'anodin pour lui: la franchise et la dissimulation, l'amour et la violence, le mépris et la considération...
Dans un monde ou le mensonge et la dissimulation planent, être honnête, c'est être engagé. Être honnête, c'est être vivant.
La pire ennemie de l'introspection est la culpabilité. La seconde est la fainéantise. Toutes 2 se retrouvent dans la zone de confort.
Au lieu de demander aux gens d'arrêter de manger tel chose, d'acheter telle chose, de voter pour untel, ou de vivre de tel façon sans en comprendre le sens, j'aimerais leur demander d’aimer les questions, et aussi celles sur eux même. J'aimerais leur demander que cette quête soi d'abord toute petite mais quotidienne.
La liberté de tout un monde prend racine dans la conscience de l’individu. L'humain le plus méprisable peut devenir le plus grand des héros. C’est le trésor inaltérable qu’a donner la vie aux êtres humains.
"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux" Antoine de Saint Exupéry
https://www.youtube.com/watch?v=6w_nlgekIzw
L'empressement et la peur forment des lignées d'ignorants apeurés préférant être mauvais juges plutôt qu'apercevoir les murs qu'ils gardent érigés autour d'eux... Les sources de divertissement sont multiples et nous soumettent en nous détournant d'une connaissance profonde de nous même et du monde.
Qui sommes nous? Qui peut affirmer avoir fait le choix conscient de sa personne? Qui peut affirmer s'être libéré d'un "soi" formuler par l'extérieur?
Les choix décisifs de nos vies? Ils ne fournissent qu'une illusion d'autonomie si les croyances dont ils dépendent n'ont pas été préalablement et puissamment remis en question. La liberté découle d'une observation critique de notre personnalité au sortir de l'enfance, période où, ballonnés entre nos sensations et les croyances du monde, nous n'avons fait que "subir" les choses (C'est le poids et la grâce de tout enfant de subir les choses)
Lorsque nous naissons, nous sommes inondé d'une lumière pure. La vie éclate en nous sans que nous ne jugions rien. D’incroyables sensations nous parviennent et nos sens s’abreuvent de leur propre savoir…
Enfant, le monde nous apprend à croire en des choses qui nous échappent. C’est inévitable. Nous vivons au plus près du présent et nos pensées s'aventurent rarement ailleurs, si ce n'est dans les fantasmes inconscients que construit notre quotidien.
Puis notre esprit devient de plus en plus réflexif. Notre conscience se développe et nous enveloppe. Nous soutirons à notre mémoire des éléments pour les comparer. Nous sommes en capacité d'opérer des choix, de construire et de déconstruire sciemment savoir et croyances.
C'était sans compter sur ces entités auxquelles nous avions amarré nos habitudes lorsque nous étions sans défense: la société, les parents, l'école, la religion...
L'erreur n'est pas tant d'avoir été éduqué et conditionné, mais de se complaire sans vérifier par soi même qui nous sommes devenus.
Faire la part entre "croyance" et "savoir" est un parcours parfois difficile. Déconstruire toutes les dépendances et les illusions auxquelles nous avons été soumis demande un vrai entêtement et une patience combative. Nous restons tous les fantômes de la société avant ce long cheminement solitaire que, en vérité, peu choisissent de poursuivre.
J’ai débuté la méditation il y a 4 ans pour me sauver de la mélancolie. Maintenant, je vais mieux et je médite moins à certaines périodes. C'est dommage car juste après une séance, j'ai l'impression de retrouver les 3/4 de ma vitalité.
Ce matin, j'ai médité si profondément qu’en ouvrant les yeux, j'ai cru être immortel. Mon corps vibrait toutes les possibilités que j’avais rêvé sur la vie. Un formidable optimisme me traversait.
J’ai pensée : La vie est semée de pièges dans lesquels nous tombons tous. Certains ont développé cette "arme" qui leur permet d'assumer leur chute tandis que d’autres sombrent continuellement. Cette arme porte un nom...
La mesure de mon sentiment d'immortalité de ce matin n'a d'égal que la gêne latente qui m’accablait ces derniers temps. Je suis tombé dans un piège dont j'ai mis quelques temps à me relever.
Consommateur engagé depuis 4 ans, je me suis confronté à des collègues en leur disant que leurs pratiques étaient destructrices. Je manquais d'assurance. Je ressentais que mon approche se limitait dans le jugement et que je me confronterais à un mur. Je n'arrivais pas à exprimer les débats qui me portaient à cœur. Ça me frustrait.
Ce matin, j’ai compris que je m'y prenais à l'envers.
Les choix d'un individu sont le reflet de la perception qu'il a de lui même. Toutes ses croyances du monde extérieur en découlent. Il refusera parfois de se confronter à certains débats quand ceux là risqueraient d'ébranler les certitudes qu'il a de son existence. C'est pour cela que toute personne érige au cours de sa vie une protection contre sa propre vulnérabilité: la zone de confort. Certains sont réticents à en sortir lorsque personne ne leur a enseigné ce trésor caché au fond d’eux même: un héros, souvent étouffé par une enfance conditionnée…
Comme beaucoup de film,"Matrix" parle de ça: La difficulté de la vérité, la lutte pour y parvenir, les croyances qui nous détourne du héros le plus important du monde : Nous même. Dans Matrix, au milieu de buildings, Néo prends d'abord conscience que le monde qui l'entoure est une illusion avant de se battre pour rejoindre le monde réel. Au début il n’est jamais facile de vivre pour cette liberté et il faut s’armer de courage pour s’opposer à ceux qui cultivent l’illusion et la dissimulation. Même sur le chemin d'une conscientisation, tenir à distance d'anciennes croyances peut être déroutant. Dans Matrix, Cypher décide de refouler la vérité au profit de ses habitudes. Quand on s'y accroche, celles ci sont le socle d'une protection qui devient notre propre piège: la zone de confort. Cypher connaissait les conséquences de son retour dans l’illusion mais préféra trahir ses amis et son intégrité au profit de sa zone de confort. Pourtant, une chance unique se présentait à lui : renaître. Mais ça, il ne le savait pas…
Après ma méditation, j'ai compris le point fort de mon enfance déstabilisante: ma zone de confort à constamment été détruite, et je n'ai eu d'autre choix que me lier à la réalité pour y créer une zone qui en dépendrait: Je suis vulnérable. En acceptant ma fragilité, j’acquerrais une "non-protection" plus efficace que n'importe quelle armure. Je n'avais plus besoin de fermer les yeux sur la vie ou sur moi, fut ce pour nos échecs ou nos gloires. Ce héros, c'est le cœur, et à son stade le plus évolué, c'est l'amour inconditionnel. Mais comme beaucoup en ont été privé, nous maintenons notre cœur étouffé sous le poids du passé.
La liberté ne se dispense jamais d'une prise de conscience et, souvent, c'est la honte qui nous en prive.
A force de croyances ébranlées, j'ai appris à ne plus culpabiliser de grand chose. J'ai acquis plus d'estime pour la vie et pour moi même après avoir entrepris des recherches sur la personne que mon enfance avait façonné et celle que je voulais devenir. Mes efforts ont révélé ce trésor plus puissant que n’importe quelle zone de confort : je suis un héros. Pourquoi? Parce que je souhaite vivre en harmonie. Ce n'est pas seulement un souhait, ce sont aussi des actes qui me fournissent ce sentiment accordé aux héros : de la dignité. Pour moi, vivre en harmonie est l’unique façon de d'apprécier l'existence d'une intensité authentique, forte et stable.
La liberté des uns s'arrête là où commence celles des autres et c'est en défendant chacune de ces limites que l'on crée d'avantage d'harmonie. Je me suis toujours attaché à tout remettre en question pour entretenir ma liberté et, dans la mesure de mes capacités, inspirer celle des autres, car ça va ensemble.
La plupart des gens qui commettent des actes aux conséquences néfastes n'en ont pas conscience et ne savent pas comment devenir leurs propres héros. Ils n’y pensent même pas. Si je leur expliquais comment faire il leur faudrait beaucoup de temps avant d'y songer sérieusement. Et c’est normal… abandonner l'envie de tout contrôler, apprendre à faire confiance au présent et à son intuition etc... tout cela peut sembler dérisoire face aux habitudes ancrées dans notre routine. Les habitudes nous en rendent accrocs, les habitudes sont une drogues. Le fait que tant de thérapies différentes aient vu le jour, des plus conventionnelles aux plus mystiques, est révélateur du malaise que l'on vit, même si nous le refoulons plus ou moins afin de pouvoir nous intégrer.
Notre manière d'exister, de nous exprimer, est de donner du sens aux choses. La société du conditionnement occulte notre héros intérieur en nous gavant de substitut, détournant notre attention et banalisant nos agissements. Notre besoin de sens est submergé par le désir de performance, la consommation de divertissement virtuel, matériel, alimentaire...
Le monde est bourré de ces savants du marketing qui ont effacé l’idée de dignité de nos esprits. En résulte des fantômes parfois bien habillés mais dont l'assurance n'existe qu'en surface.
Les découvertes de ceux qui sont leurs propres héros sont les plus puissantes, même si elles sont souvent remises en question pour leur aspect "naïf", ou sortant de l'ordinaire. Pourtant, l'énergie d'un héros le pousse à observer son environnement mieux que quiconque.
Notre humanité est en cause: Nous aimons surpasser notre condition, nous sommes des êtres hautement créatifs. Notre conscience est expansive. Notre humanité est expansive. Tout notre être est expansif. Nous avons tous la capacité de renaître plusieurs fois si nous acceptons de sortir de notre zone de confort.
L'amour découle d'une confrontation constante. Celui qui aime et se confronte peut faire face à n’importe quelle vérité, et d’ailleurs, c’est ce qu’il recherche, car c'est ainsi que l'humain se réalise. Un héros distingue ce qui semble banal pour la majorité mais n'a rien d'anodin pour lui: la franchise et la dissimulation, l'amour et la violence, le mépris et la considération...
Dans un monde ou le mensonge et la dissimulation planent, être honnête, c'est être engagé. Être honnête, c'est être vivant.
La pire ennemie de l'introspection est la culpabilité. La seconde est la fainéantise. Toutes 2 se retrouvent dans la zone de confort.
Au lieu de demander aux gens d'arrêter de manger tel chose, d'acheter telle chose, de voter pour untel, ou de vivre de tel façon sans en comprendre le sens, j'aimerais leur demander d’aimer les questions, et aussi celles sur eux même. J'aimerais leur demander que cette quête soi d'abord toute petite mais quotidienne.
La liberté de tout un monde prend racine dans la conscience de l’individu. L'humain le plus méprisable peut devenir le plus grand des héros. C’est le trésor inaltérable qu’a donner la vie aux êtres humains.
"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux" Antoine de Saint Exupéry
https://www.youtube.com/watch?v=6w_nlgekIzw
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