mardi 5 juillet 2016

Il aime dire ce qu'il pense. Il lui arrive de s'agacer, mais il n'est jamais rancunier car il aime nuancer ses expériences avec les autres. Mais ce n'est pas tant par goût que par nécessité. Ailleurs, c'est l'inverse. On ne parle pas. L'on rampe à genoux sous les nons dits, et l'on s’allonge sur notre rancune. Parfois on cherche à créer un peu d'espace en médisant. Souvent, ceux là, quand ils entendent celui qui pense tout haut, veulent retenir leur toit de nons dits, se braquent contre la tempête, l'accablent. Alors celui qui pense tout haut doit toujours apprendre à mieux soigner les stigmates de sa pensées, à en faire une parole de dévoilement et d'acceptation que la culpabilité a totalement déserté. Il doit toujours mieux savoir comment parler d'une chose sans laisser, ni l'écho d'un mépris, ni celui de l'indifférence, car les gens, dans la critique comme partout ailleurs, aiment être acceptés, accompagnés, aimés, mais ce n'est pas tant par goût que par nécessité.

lundi 4 juillet 2016

(Commentaire et citation biblique de V****68 concernant le fait de manger des animaux)

Salut V****68

Oui notre corps a besoin de protéines... elles se trouvent intégralement dans les végétaux (sauf la B12 qui vient à manquer si aucun apport sur le long terme!). Je suis végé depuis 4 ans, je me fais ausculter tous les ans, je n'ai aucune carence.

Alors pour toi la principale raison de la présence des animaux est forcément celle de devoir être mangé par nous??? Parmi toutes les raisons possibles, tu ne penses pas qu'ils y en aient de plus originales que cette conclusion ethnocentrique? Ton Dieu ne devrait t il pas être plein d'amour, de compassion, de miséricorde etc...? Pourquoi les animaux sont si variés et complexes, d'attitudes, d'émotions, de formes, de couleurs... si la raison principale de leur existence était juste d'être tué? N'aurait il pas été plus pratique de les faire tous identiques, tous stupides, sans capacités de défense ni aucun ressenti? Pourquoi la vie a t elle donné la perception de souffrances physiques et psychologiques aux animaux? Peut être la raison d'être de chaque vivant est de vivre sa vie, tout simplement, et non de se coltiner tous les caprices du monde. Si aujourd'hui ça te paraît acquis, souvient toi que posséder un être humain et le maltraiter était assez tendance il n'y a pas si longtemps. Ceux qui osaient remettre ça en cause avaient du mal à être pris au sérieux et pourtant... Laisse moi te partager la connaissance la plus importante de ma vie mon ami: l'empathie n'est jamais une erreur. Jamais.

Alors maintenant tu peux aussi te demander pourquoi Dieu nous aurait fourni cette capacité de remise en question, car il faut te poser les bonnes question, pas celle sur les autres, mais celle sur toi. Peut être que ton Dieu à crée plus faible que toi justement pour vérifier ta valeur. La charité financière d'un pauvre aura plus de valeur que celle d'un riche donnant le même montant, en conviens tu? Un fort qui n'abuse pas de plus faible que lui aura plus de valeur que s'il n'abuse pas d'un type plus fort que lui, en conviens tu? Un fort qui ne profite pas d'un faible quand tout le monde le fait, un fort qui se dresse contre tous les autres forts et accepte par là de redevenir un faible... comment te dire... a pour moi infiniment plus de sens qu'un fort profitant du confort que la paresse lui offre. La facilité a une valeur minuscule. Pire, quand elle implique d'autres individus que soi, la facilité rend égoïste, fourbe, lâche, menteur... Toi qui es croyant, tu devrais le savoir. Dans la bible, Jésus était prêt à mourir par amour plutôt que trahir la vie et lui tourner le dos: c'était là son immense valeur. Cette histoire est une belle métaphore que les gens, religieux ou non, sont capables d'expérimenter au quotidien: L'amour est courageux, il ne cherche pas a déserter son attachement à la vie, il se bat pour elle, ne se résigne pas, prouve sa valeur dans sa constance. Justifier le meurtre n'est pas vraiment synonyme de ça. Ne faisons pas d'amalgame. Ici, je ne me préoccupe pas de la connotation judiciaire de ce mot. Tuer, qu'on en est le droit ou non, c'est tuer. Conviens tu que l'animal, quelqu'un le tue avant qu'il ne se retrouve en barquette dans un rayon frai? Donc conviens tu que ce n'est pas un objet? Donc conviens tu qu'il s'agit d'un meurtre?

Maintenant, posons nous des questions simples (pas forcément facile mais "simple"). Ai je besoin de manger un animal pour vivre? Je ne parle pas d'un autre lieu, d'une autre époque. Ici et maintenant, est ce nécessaire? Soyons honnête: Non. La vie d'un animal a t elle de la valeur? Oui, elle est la chose la plus importante au monde à ses yeux. C'est simple non? En fait, je crois que c'est incontestable, encore faut il être bien informé, de tête et de cœur. Certains de mes amis non végé me disent qu'ils continuent la viande non par nécessité mais par habitude, par manque de volonté, pour le plaisir gustatif... Même informés, ils continuent de se nourrir d'êtres sensibles qu'ils n'ont jamais vu de leur vie, de participer indifféremment à des meurtres marchants, car ils sont nés dans ces pratiques que tous acceptent, qui sont la norme, qui parfois même diabolisent les gens comme moi. Ce n'est pas la simplicité mais la facilité. Si Dieu a une conscience, il doit être infiniment sage. Un sage ne choisirait jamais de profiter d'une tuerie évitable, sinon il ne serait pas un sage. Se complaire dans de vieilles habitudes en se basant sur des suppositions hasardeuses, c'est un excès de fainéantise. Quand ces habitudes détruisent tous les ans des milliards de vie...

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux"
Antoine de Saint Exupéry

Avec tous mes espoirs pour ta spiritualité,

Bien à toi

dimanche 3 juillet 2016

La pensée austère, la pensée unique est une forme de pensée tourné sur elle même. C'est une pensée facile et malade qui se rassure par le grand nombre de personne qui l'a partage. C'est une sotte, une lâche, un bourreau sévère, pour elle et les autres. Elle confond tout, a peur de tout, se frustre de tout et n'aime pas être remis en question. Elle emprunte tous les visages, tous les rôles mais ne se conjugue qu'à une seule personne: "moi moi et moi" Son plus grand domaine est la culpabilité. Si elle ne se culpabilise pas elle même, c'est qu'elle s'est rassurée en culpabilisant quelqu'un d'autre. Sa plus grande carence: l'amour, tout simplement.

"Les gens se battent depuis la nuit des temps pour des raisons psycho affectives"
Ravalec, Projet d'éducation prioritaire

dimanche 19 juin 2016

Tuer est tuer, et c'est un gigantesque caprice

S'il vous plait, considérez que si vous pouvez avoir de l'empathie pour les chevaux, les chats, les chiens, votre maman, et comprendre que leur vie est précieuse, il en est de même pour tous les être vivants qui sont tous sensibles. L'amour, la paix, la justice, ne se passent pas d'une conception plus équitable, plus généreuse des choses. Le débat n'est pas de nous comparer à des lions, ou de croire qu'on est indispensable à la chaine alimentaire, où qu'on a toujours fait d'une manière, où que les charcutiers ont besoin de leur boulot... Le débat est à propos de notre capacité unique à transformer nos habitudes et à comprendre que l'empathie, comme toute parole du cœur, n'est JAMAIS une erreur. Le débat est à propos du fait que la viande n'est pas du tout indispensable (à l'heure ou elle devient même un réel danger pour la planète), renseignez vous, qu'infliger la mort n'est jamais un acte anodin, que l'industrie de la viande est une méthode cruelle et froide pour satisfaire les lubies alimentaires de gens n'ayant jamais mis de visage sur leurs nuggets, que cette vie volée était la chose la plus importante au monde pour un être suffisamment sensible pour mériter notre considération, que tous les ans, ils sont des milliards à en pâtir... Ne fustigeons pas nos élus, les talibans, les Féringien où qui sais je d'autre, quand dans nos assiettes subsiste le même goût pour la complaisance, la même obstination à s'accrocher à de vieilles croyances! Et oui, ce n'est pas être un sombre salopard qu'être né dans le confort d'une idée et d'avoir du mal à s'en défaire! Pour le bien de la réflexion, rien ne sert de se flageller, il faut grandir! Je ne demanderais jamais à un lion de réfléchir à sa consommation d'antilope, mais je peux demander aux humains d'avoir suffisamment d'empathie et de volonté pour comprendre pourquoi et comment ont agi des milliers de végés durant toute leur vie, sans rencontrer aucunes carences alimentaires, et quels ont été les impacts de leur régime sur leur santé et celle du monde (indice: ils ont été bénéfiques)

Peace

«On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas.» (Lamartine)

« Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau ne constitue pas une raison justifiant qu’un être humain soit abandonné sans recours possible aux caprices de quelqu’un qui le tourmente. Un jour viendra peut-être où on reconnaîtra que le nombre de pattes, la villosité de la peau ou la terminaison de l’os sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible au même sort. (…) Un chien ou un cheval adulte, est, au delà de toute comparaison possible, un être plus rationnel, et aussi plus apte à la conversation, qu’un nouveau-né d’un jour, d’une semaine ou même d’un mois. Mais, à supposer même qu’il en soit autrement, que s’ensuivrait-il ? La question n’est pas : « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais : « peuvent-ils souffrir ? » »

— Jeremy Bentham

Autres citations de végé célèbres:

http://www.vegetik.org/citations2/

mardi 14 juin 2016

Sans heurt ni méthode.

Certains rituels nous éloignent de la routine, comme une respiration, l'entretien du ciel, nous déployant confiant dans le jour. Il faut qu'aucuns évènements ne nous en privent. Nous n'avons plus besoin de tous contrôler lorsque, quoi qu'il arrive, nous conservons cette espace dans notre vie. Moins nous contrôlons le superflus, plus nous nous rapprochons de la vie.

Rien ne m'empêchera de méditer chaque matin, de m'asseoir et de m'envoler avec le regard. Je médite mieux les yeux ouverts. Le plus souvent, je regarde les nuages jouer leur ballet unique. Le vent des feuillages, les chants de l'eau, m'ouvrent également les douces voies d'évasion et de recentrement. Il faudrait m'asseoir à l'orée d'un bois bordant la mer, avec quelques touffes de nuages traversant l'horizon: lieu parfait pour méditer.

Quelques songes m'ont envahit à la fin de la méditation. Le plus fort parle toujours d'amour. Le plus fort est toujours celui à deux. C'est une vision personnelle... J'imaginais, lors d'une retraite de silence, tomber sur elle. L'échange sans parole, plus doux qu'aucun autre. A genoux dans l'herbe, observant les insectes sillonnant chaque centimètre de tige. Je me retourne vers elle, la regarde sourire. Elle me voit. Ça fait longtemps que quelqu'un ne m'a pas regardé sans se détourner. Je lui caresse la joue. Le cœur léger, je reviens sur la coccinelle qui va peut être croiser la fourmi, quelques brindilles plus loin. Plus tard, on marche. Quand elle s'arrête et me regarde, ce n'est pas comme dans les films. On ne ferme pas les yeux en entamant une trajectoire rectiligne. Je ne suis pas une météorite et elle la lune. Elle tremble et moi aussi. J'enlace son visage, j'embrasse doucement ses joues, puis son nez, puis le front, puis sa bouche. C'est peut être qu'un mirage... mais c'est ce que m'a dit le ciel après que ce soit éteint mon chahut intérieur, c'est l'émotion qu'un oiseau m'a laissé quand il passait juste à cet instant. Dans son élan, l'émotion a puisé dans le vieux rêve d'une joie fragile.

lundi 13 juin 2016

Ca.

On était comme deux mondes à l'opposé d'une galaxie. Ne pas en vouloir à l'espace qui nous séparait, c'est comme ces instants où le présent pourrait être ennuyeux, quand je choisis de ne pas le déserter. Oui, c'est la même chose. Ne pas regretter cette distance entre toi et moi, c'est comme ne pas regretter cette attente entre les évènements... non, c'est refuser d'y subir une attente. T'aimer malgré la "séparation", c'est continuer à aimer chaque instant. T'aimer pour toujours, c'est toujours aimer ce qui défile.

dimanche 12 juin 2016

Simple

De toutes mes lectures, les mots de Bobin sont ceux qui ont la meilleure résonance, comme le vent sur un brouillard, une paire d'ailes dans un vacarme.

Noie ma cité d'âme pour qu'elle fleurisse toute légère.

Bobin est aux mots ce que Dumont est aux films pour moi. Des mains d'enfants sous des vêtements d'adultes. Deux aimables faiseurs de vent, accourant aux fenêtres pour les empêcher de se refermer. Pas toujours les mêmes thèmes de départ, pourtant, le même silence lumineux qui surgit ça et là. Et puis, pas de faux semblants. Pas d'intellectualisation inatteignable. Du rude, du beau, du simple.