mercredi 30 octobre 2019
Je suis drogué. Drogué à l'amour. Comme tout drogué je connais des périodes de manque. Quête d'approbation. Réseau sociaux. Masturbation. Ce ne sont que de pâles substituts, car bien sûr l'amour est plus que l'approbation, l'effervescence sociale ou le sexe. Bien plus. Il est l'attention sincère que quelqu'un porte à une autre personne. Cette attention peut être faible ou puissante, négative ou positive et peut s'additionner à d'autre (et bien sûr se soustraire). C'est en se sens que la popularité est alléchante. Davantage de regards en notre direction multiplient même leur pouvoir. Nous cachons un dieu puissant en nous, et l'attention que nous portons à quelqu'un use d'un pouvoir divin capable d'élévation ou de destruction. Qu'on ne me dise plus que nous ne sommes pas responsables d'autrui et que chacun est entièrement responsable de ses agissements. C'est faux. Notre responsabilité est partagé, et ce partage varie constamment. Nos actes sont conditionnés par tout un tas de facteur mais l'attention que nous nous portons ou non les uns les autres est le plus puissant de tous.
vendredi 18 octobre 2019
Bleus
Le premier coup frappa au cœur,
Ses joues brulaient, pleines de sueur
Quand la sueur frappa la corde
Frémit à peine la main de l'homme
Quand l'homme sourd frappa le fruit
La branche trembla sous le cris
Quand le cris frappa la femme
Geste invisible au goût de lame
Quand la lame frappa au ciel
A la recherche de l'éternel
Quand l'éternel frappa l'enfant
L'on n'entendit aucun volcan
Quand le volcan frappa l'ozone
Le sein meurtri de l'amazone
Quand l'amazone gisait au sol
Berçant le corps du rossignol
Ses joues brulaient, pleines de sueur
Quand la sueur frappa la corde
Frémit à peine la main de l'homme
Quand l'homme sourd frappa le fruit
La branche trembla sous le cris
Quand le cris frappa la femme
Geste invisible au goût de lame
Quand la lame frappa au ciel
A la recherche de l'éternel
Quand l'éternel frappa l'enfant
L'on n'entendit aucun volcan
Quand le volcan frappa l'ozone
Le sein meurtri de l'amazone
Quand l'amazone gisait au sol
Berçant le corps du rossignol
lundi 7 octobre 2019
Le cycle de la fraise est aussi intéressant debout qu'allongé. Il se
meut surtout dans ses obliques. Voilà, je viens d'écrire une phrase,
aussi spontanée et loufoque que si j'avais mâché un malabar Tongolais.
Sauf que non. Mais l'important, c'est le costard. Il fait croire autre
chose que ce qu'on voit. Un homme dans des tissus trop ceintrés pour
réussir à danser le hip hop, mais pas la tektonik. L'on inventa celle ci
pour ceux là, bien que flanqué d'un gros bide ensuite. C'est
à dire qu'il ne parvint pas à passer l'an. Les choses ont tellement de
sens, là, de ce sens qui me semble si vain d'exprimer, puisque l'homme
meurt, d'autres viennent sans savoir, recommence les mêmes
boustifailleries. A quoi bon. Aqua jambon, vous allez adorer. Vous aller
adorez. Vous à lait à Doré? Une belle tranche de surf sur du porcelet à
la cerise. N'importe quoi. Tu devrais essayer. Tout ca pour qu'il
puisse se marrer la haut. Dieu, métier archi chiant. Tout savoir tout le
temps? Atroce. Dieu amnésique, c'est franchement plus dérouillant! Mais
juste avant d'oublier, tu t'amputes d'un ou deux truc... Oh, rien de
trop pointu, juste des trucs un peu bourrins, genre remonter le temps
pour faire des variantes, ou bien pouvoir jouir chaque fois que tu
chiales. Mais non, dans le four je t'ai dit!!! C'est pas comme ça que tu
vas devenir quelqu'un! Si ta mère... Si ta mère. Parlais encore... Elle
faisait des bonnes raclette ta mère! Turpidence à la récré, ca se voit
dans ses bourrelets. Elle a jamais fait l'amour. Elle sent des tripes,
une musique aussi limpide que du hard métal satanique. Et ca me fait
pleurer sur son sort. J'ai envie de l'embaumé avec mes bras et ma
compassion, la bercer comme si j'avais fais une fausse couche et qu'elle
était le fantôme que j'aurais aimé connaître. C'est délicieux la
mantavèl. Oh soleil surannée, ta voix s'endort sur mes étriers, qui
abaissent mon pont levis, j'aime les fesses de Marc Lévi. L'amor est
mour. Le furvent, ça te parle?
Et la je me suis dit "mais mec, tu vas certainement pas réussir à tous les convaincre! Même pas le quart serait déjà bien! A quoi bon t'échiner?" J'arrêtais pas d'écrire, d'effacer, des réécrire un truc qu'aurait suffisamment de sens pour leur foutre à tous la gifle du siècle. Et à force de "à quoi bon, à quoi bon" je me suis dit, autant écrire n'importe quoi. Alors du coup, c'est pas vraiment n'importe quoi, ce sont des mots, des phrases, mais c'est quand même un peu n'importe quoi, dans le sens ou ça me va très bien à moi. Voila.
dimanche 15 septembre 2019
Toutes les choses rayonnent. Toutes choses rayonnant sur une autre est filtré par le langage de cette dernière : est-ce le rayon qui la perturbe ou l'inverse ? Certaines oreilles pourraient entendre la lumière, et certains regards pourraient voir le son. L'esprit traversé par un rayonnement est comme une marre après qu'une goutte d'eau lui soit tombé dessus : soudainement animé d'une ondulation, d'un message, d'une sensation croissante. Lorsque mes yeux se posent sur la nuit, un obscur fourmillement apparaît, constant, chaotique. Mais lorsque je regarde une étoile, il semble provenir de celle-ci, comme entrainé par le courant qu'engendre son rayonnement, jaillissant jusqu'à moi. Son écho perturbe mes intuitions et lègue à mon esprit une sensation aussi palpable que si je me cognais à un mur : "Le bruit et la lumière constante de la ville empêche ton esprit de se fondre en moi". Il y a une profondeur à l'intérieur de moi et au-delà de moi-même, en même temps. Elle descend sans jamais s’arrêter. Je ne peux m’y oublier car des motos crient dans la nuit et des lampadaires entachent l'espace nocturne. Ils empêchent la nuit de remonter jusqu’à moi. Je dors d’un sommeil sans rêves. Lorsque je médite avant de dormir, ou lorsque je tente de me souvenir d'un rêve, les suivants se font plus intenses : j'ai réussi à descendre un peu plus. En moi. Pas au-delà de moi-même. Ce n’est pas la nuit qui me prend, c’est moi qui la cherche : mes bras sont tassés, recroquevillés sur eux même, et mon cœur est encore alourdi par mes intentions. Je ne peux descendre très bas. L’étoile dit que je dois quitter la ville, que je dois fondre mon esprit dans le silence et l’obscurité, pour m’y perdre, pour oublier qui je suis. Le jour souhaiterait que je sois moi-même. La nuit désire seulement que je redevienne la nuit
lundi 2 septembre 2019
Les pro spécistes me prennent pour un crétin et je les prend pour des
crétins. Pourtant ni eux ni moi n'avons tort vis à vis de ce qu'on
défend. Mais j'ai choisis de ne cautionner aucune torture ni aucun viol.
Je n'ai pas beaucoup de chose à gagner dans le fait de me battre contre
le spécisme, ci ce n'est un sentiment d'harmonie. J'adore la viande. La
plupart du temps, nous n'arrêtons pas la viande car son goût nous
répugnerait. Nous arrêtons car la violence reste toujours la
violence. Peu importe qu'on l'ait banalisé. Nous ne sommes pas
schizophrènes, nous ne prônons pas une chose et son contraire: l'amour
et l'indifférence. L'amour qu'on nous a enseigné, nous continuons de
l'explorer là où une masse de fidèles se résigne à un ensemble de
condition. Suivre le mouvement ne nous sauvera pas de nous même.
Certains disent que le végétarisme et le véganisme sont une mode. Ce
qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'on se fiche d'être vegan. Nous nous
levons contre le spécisme, le racisme, le sexisme et tous les autres
diktats qui n'ont pas encore leur nom. Nous nous levons pour l'équité au
delà de tout tabou. Je ne connais pas de combat qui m'est laissé aussi
seul et dans l'incompréhension des autres. Une mode? Peut être. C'est
une bonne mode. Elle nous démarque dans une singulière progression
empathique. Notre qualité à constamment juger les choses et à les
réduire ne me laisse qu'une seule certitude: nous ne sommes supérieurs à
rien du tout. Nous sommes les différentiels magnifique de la vie,
différents cas de figure pour une même force de vie. Nous tentons de
voir l'humain tel qu'il est: nous ne le glorifions pas, nous ne le
diabolisons pas. Son pouvoir est terrible. L'humain est capable du pire
et de l'insupportable. Mais l'expression "être humain" renvoi aussi à ce
qu'il a de meilleur: une utopie de lui même. Il n'y a pas besoin d'être
religieux pour s'apercevoir que l'on est dépassé par cette vie, et que
nous ne sommes que de minuscules rouages. L'humilité peut s'apprendre
vite à celui qui sait se désamarrer de ces croyances. Intenses
observations, et alors l'humain saura peut être apprécier la paix et la
modestie dont manque ardemment cette implacable époque.
Inscription à :
Articles (Atom)