dimanche 30 décembre 2012

Mél.

C’était comme plonger les pieds dans les petites mousses de l’océan, fermer les yeux, confiant, ressentir la houle nous caresser, et puis, un raz de marré nous emportant au cœur des vagues, sans accroche, les courants qui nous attirent inexorablement dans l’eau alors qu'on voudrait remonter, apercevant encore le ciel entre deux précipitations. C’était comme se retrouver là, loin de la rive, luttant pour y retourner, sentir son pouls s’accélérer, le vacarme de la solitude, le maigre espoir que nous avions, disparut dans la tourmente : la rive est introuvable. Peut être vaut il mieux se laisser emporter. Peut être vaut il mieux se laisser couler, vider ses poumons de l’air de vie, accueillir à grande bouffée l’eau salée, plonger au cœur de ce monde qui nous terrifie, y jouer les indiscrets. Et peut être qu’au fond, elle y est aussi. Elle nous attend. Et peut être qu’au fond, il n’y a rien. Juste le vide. Alors, aucun regret ne pourra remonter à la surface.

jeudi 22 novembre 2012

Dans ma tête, un piano raconte doucement qu’il attend d’inspirer le parfum d’une présence … L’espace vide me renvoie l’image énigmatique de moi-même que je méprise. Mon chagrin terrible. Mon cœur en surpression. Mon corps empoisonné. Cette vapeur me brûle d’intempérance que je prends soin de convertir en douleur romantique pour ne pas sombrer dans une furie que je sous-estime souvent. Elle déborde salé, sur mes joues et mes lèvres. Si je ne pleure pas, si je n’y arrive pas, la douleur me fera flancher dans une violente extériorisation, impulsive, incontrôlable. Le grand débordement. Hurler profond, taper le sang, casser les formes, briser la vie. Briser ma vie. J’ai tellement peur de rater quelque chose. Je suis un être négatif utopique. Je suis en pleine déroute mais je m'accroche à une vision. J’aimerais qu’elle me rappelle sans cesse l’émergence du bonheur simple, mais je m’oublie souvent dans une logique masochiste. Mon utopie fait de moins en moins bien son boulot. Je ne veux pas mourir et rater l’amour. Mais je veux mourir sur l’instant si je n’ai pas le destin de le rencontrer. C’est formidable ou abominable comme j’ai soif. Je ne sais rien. Je ne peux pas anticiper l'inconnu. Je peux apprendre la patience. Ça ne dépends pas de ce qui arrivera demain. On ne sait rien. Alors il faut être patient. Je comprends les choses avec ma tête. Mon hyper sensibilité fait de mon cœur un hors la loi. Il faut dresser le cœur pour qu'il soit confiant. Le bonheur c'est se suffire à soit même et accepter tout ce qui vient, parce qu'on ne sait rien.

jeudi 4 octobre 2012

Je pense que nous sommes tous issus d'un même être immortel. Je pense que nous étions tellement con qu'une puissance supérieure à détruit notre pensée et divisé notre âme immortel pour l'enfermé dans des milliards de graines qui donneraient les animaux. Il les a envoyé sur une de ses créations, la terre, dont la viabilité fut testés par de drôle de reptiles, afin que ces milliards qui ne font qu'un apprennent de leur propre connerie.

Je pense aussi autre chose. Dieu est une énergie. Il n’est pas représentable parce qu’il est tout. Il est juste l’énergie qui fait les choses. Les gens ne comprennent pas parce qu’ils veulent mettre une image sur tout. Dieu est le big bang, le soleil, l’homme, l’eau… il dirige tout, et il a sûrement tout prévu, où alors rien, mais il est tout. On ne le verra jamais parce que lui, il s’exprime absolument. Et c’est difficile à comprendre. Dieu est absolument tout ce qui existe. L'essence de la forme est un fantasme. La Pensée n'a pas de forme. Elle est autonome. L'espace et le temps sont des propriétés servant à comparer. La Pensée ne répondrait pas à ses paramètres. Elle a limité son corps dans l'espace et le temps, mais hors d'eux, La Pensée est absolue. Si cette Pensée existe, ça n'a rien d'abstrait, seulement un peu compliqué à imaginer pour nous qui sommes soumis à la relativité.

Je pense encore autre chose. Dieu est grand et il a une barbe blanche parce qu’il ne connait pas Mach3 de gilette. Dieu c’est le père noël.

Là, j'ai ressentis mon coeur comme une menthe poivré. Ok pour avoir un peu plus les pieds sur terre. Mais parfois, il faudra que je m'envole. Il dit qu'il y a l'état de veille, l'état de rêve, et cet état qui est celui du sommeil profond, ou il parait n'y avoir aucune mémoire. Peut être sommes nous de vieux astres. Peut être que les émotions terrestres ne sont qu'une étape, que nous sommes en reprogrammation, que nos énergies se disperserons hors de nos mémoires, dans l'espace.

Peut être nous regarde t on comme un divertissement. Tout a été préparé. Tronches, dialogues, pensées, incidents, amours de nos vies etc dont nous croyons être les créateurs. Le meilleur acteur du monde est celui qui ne sait pas qu'il joue un rôle. Peut être les dieux s'ennuyaient ils et créèrent un monde de nouveaux concepts comme "vraisemblance" ou "probabilité".

Peut être sommes nous perdus dans un gigantesque piège qu'on appelle l'espace, et que des anges se trouvent derrière, collant l'oreille contre la parois pour y sonder notre présence.

Peut être que nous sommes une grande famille qui apprenons a être plus patient les uns avec les autres. Il y a cette bonne copine qui se réjouit de tout et trouve toujours quelque chose a admirer chez les gens. Et il y a cette amie qui est plus fermée, a peur, porte des jugements, râle... Mais parfois ce n'est plus le cas, son cœur s'ouvre, et je n'ai plus envie de lui en vouloir. C'est dégueulasse d'en vouloir à un blessé d'être en retard sur d'autres. Ça ne change rien à ce que je ressens pour elle... Ca.

jeudi 20 septembre 2012

Amuse l'inconnu et lustre ton miroir!

Salut Mr le Maire! J'aimerais que l'on mette en place des objets ludiques et GRATUITS en ville pour amuser les gens. Faire des aires de jeux pour les mômes qu'en ont rien à faire de la mondialisation et non pour les adultes qui stressent de ne pas savoir quel jambon est le moins cher, c'est le monde à l'envers. C'est assez con comme idée, et ça fonctionnerait. A vous d'imaginer un projet, créateur d'association, stagiaire à la mairie, fils-fils de sénateur... si l'idée se propage (nationalement, voir internationalement!), on aura du soleil même en décembre! J'sais pas moi, un tableau géant sur lequel on peu dessiner ce qu'on veut! Et hop, tous les dimanches, un mec qu'avait pas de boulot avant vient tout effacer. Un juke box blindé qui balance le son que vous avez choisi dans toute la ville (avec des secteur "danse" où le son est plus fort)! Et d'autres trucs obligeant la collaboration, comme le "hello unknown" (t'appuies sur l'écran qui en appelle un autre à l'autre bout du monde et là quelqu'un répond et vous devez faire une chorégraphie, un morpion sur l'écran, des grimaces...) ou, moins coûteux, comme le "hello misérable" (Tu prends un morceaux de bois, tu cherches l'autre mec qu'a pris un morceau de bois, et vous faites un combat d’Excalibur!!!), des interphones au feu tricolore dans lesquelles, si tu veux que le feu passe plus rapidement au vert, tu dois imiter le cri d'un animal (le genre de choses que des parisiens pressés en mal de fantaisie essayerons un peu dans le stress avant de bien rire d'eux même. Tout le monde aimerait avoir l'opportunité de paraître plus léger !!!). Au quotidien, c'est une belle manière de faire tomber les barrières entre sa personne et des étrangers à qui nous n'aurions jamais parlé habituellement. Peut être des bureaucrates qui rentraient du taff et qui avaient bien besoin d'un échange fraternel avec un inconnu pour se dire que la vie n'est pas si chiante! La vie, est tout ce qu'on en fait! Si le concept de se marrer entre inconnu branche assez de monde, on n'aura pas à attendre des lustres pour que ca se fasse! L'état ne doit pas être le seul à émettre des projets, à décider de ce qui est bon pour nous et de ce qu'on doit faire dans nos rues... Dans l'immédiat, je ne sais pas trop quoi faire pour améliorer la liberté ou l'égalité sans passer par la fraternité, non d'une pipe, tellement à notre portée! Rien ne doit être sérieux, tout doit être important. Développer ça, c'est développer le reste.


mercredi 4 juillet 2012

Elle était toute les brunes aux yeux bleus dont j’avais rêvé. Je l’aima au premier regard. Je n’ai pas a me justifier du pourquoi, mais je n’avais plus l’impression d’avoir à me justifier quand elle m’a regardé. Je l’ai vu en rêve… des spasmes perpétrés par sa présence sur terre. Des passades de bonheur authentique. Je me sens vivant. J’aime dieu.

jeudi 21 juin 2012

Trouble de la foi

Lorsque je vais mal, je me dis que ça ira mieux. C'est toujours vrai. Lorsque je suis allègre, j'imagine pour toujours. C'est me voiler la face. Je suis malade. Si je tente de l'expliquer avec des faits, le quotidien, les événements, c'est foncer dans un mur. C'est une horloge, un peu tarée mais toujours en marche. Je suis le pantin d'émotions ne frappant pas à la porte. J'essaye d'être plus fort que ces mains invisibles, et lorsque je flanche, je résiste à mon dos qui se courbe. Lorsqu'un violent bonheur m'envahit, je sais que si je me laisse emporter, la redescende sera rude, alors je la canalise dans l'écriture et non pas dans l'emballement de mon coeur, dans le débordement de moi. Il faut savoir prendre de la hauteur. Les émotions n'aiment pas être gérée. Elle sont si puissantes qu'on préférerait les vivre pleinement. Le besoin de courir a autant d'argument que l'envie de se détruire. La vie est belle, respirer est merveilleux, je ne regrette pas le temps, et je vivrais dorénavant comme si c'était la dernière fois, sans rien abîmer, que l'austérité de ma joie. J'ai peur. Je ne comprends pas le sens de tout ça. Je pleure l'amour que je n'ai pas. Plus le temps, plus je souffre. Je ne veux plus penser. Je ne veux plus espérer. J'avais l'impression d'être l'homme le plus fort du monde. Je voulais m'arracher le coeur pour qu'il ne me poigne plus. Je souriais à tout le monde. Je ne voyais que mon ombre. Je riais sous la pluie. Je ne méritais pas le soleil. Mais je me soigne. J'appâte le bonheur d'un tissu. Le tissu d'un parfum. Le parfum d'une présence, celle qui me permit de tout surmonter. Quand elle perle sur moi, c'est pour toujours. Dans la carcasse d'un tigre dort une hirondelle. Je l'adore.

jeudi 17 mai 2012

Mon dealer habite le coin

Gil: Salut mec, comment tu vas?
Duc: Au max, trankil ou quoi?
Gil: (Merde, le mode gangsta)
Duc: Ma couille, faut que tu vois ce qui vent d’arriver
Gil: (Putain j’en étais sur… )
Duc: Vas y prends une chaise, jvais t’faire sentir ca
Gil: Cest quoi ?
Duc: Dla com. Cest mon zbeul de toulouse qui m’a ramené ca. La nana qui était à coté de chez lui est marocaine, son frère c'est un exportateur putain. T’as vu la plaquette ? Il a rempli une pièce entière avec tout ca, ca monte jusqu’aux tétons.
Gil: Ah...
Duc: Mais bien sur, vas y lui c’est un génie simple, il travaille pas et vie dans une résidence sociale… il s’en branle si avec son salaire non déclaré il arrive à partir quand il veut, payer cash les chambre d’hotel où il ramène la Go qu’il à choper avec sa smart d’chez deutch… Putain, cette merde de com…
Gil: C’est quoi dla com ?
Duc: Ba c’est dla com t’as vu, c’est ça la. Faut que je rembourse le mec d’a coté, il a poser un strabelone devant ma porte…
Gil: (J’ai rien compris) Ah ouai… ca craint… c’est quoi un strabelone ?
Duc: De la merde
Gil: Cest quoi dla com ?
Duc: De la merde. Du shit pour les pauvres. J’sais pas ce qu’il se font avec dla skunk, mais putain, vendre pour les pauvres ça rapporte.
Gil: Tu m’étonnes… regarde nous…
Duc: Ouai. La dernière fois que j’ai vu passer une caisse chromé c'était dans un bouquin en 1945, quand on allait pendre Pétain.
Gil: Il est pas mort en 1945
Duc: Ouai un truc comme
Gil: Il a pas été pendu…
Duc: Peut être mais il est mort. C’est quand même lui qu’a niqué toute la france